Hier soir, le débat
d’orientation budgétaire de la ville de Noisiel a eu lieu. Vous n’avez rien manqué car de toute façon, c’est de la faute de l’Etat. Une fois que vous avez bien assimilé cette phrase alors vous
connaissez toutes les réponses du maire aux interrogations des Noisiéliens. Donc une fois de plus, nous avons eu le droit aux mêmes propos, aux mêmes idées.
Il est étrange de voir à quel point lorsque l’on propose, le maire balaie d’un revers de la main le moindre de nos propos. Nous avons parlé d’une présence municipale plus forte sur le terrain avec des médiateurs plus souvent dans les rues, avec des correspondants de nuit qui iraient à la rencontre des jeunes. Nous avons évoqué un allongement des horaires de travail de la police municipale pour que celle-ci soit présente dans nos rues et sur l’allée des Bois aux heures de sortie du RER lorsque la nuit est tombée.
Le maire nous a dit de voir avec l’Etat. Doit-on demander au président lui-même, de s’occuper de la sécurité sur Noisiel ? Non, ce n’est pas sérieux du tout.
La majorité municipale n’est que spectatrice des problèmes alors qu’elle devrait être actrice des solutions.
Il y a quelques jours, un jeune élu du Val Maubuée présentait une association : Babyloan sur son blog ( http://www.blogdebix.net ). Je l’en remercie. Il y a quelques semaines, je vous parlais de Kiva. ( http://www.pierre-tebaldini.com/article-30580520.html )
C’est intéressant de voir, qu’en restant chez soi, on peut aider des personnes qui en ont besoin sans que cela soit trop onéreux ou contraignant. Il ne s’agit pas d’aumône, il s’agit d’un prêt. Bien sûr, la plupart des préteurs réinvestissent leur mise dans le système afin d’aider d’autres micro-entrepreneur. Mais si 1 euro en France ne permet pas grand-chose, il a une grande valeur dans les pays d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique Centrale.
Alors si vous souhaitez aider des entrepreneurs dans les pays émergeants n’hésitez pas. Choisissez la zone
géographique, le projet et prêtez.
Vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Le voile sert
logiquement aux femmes pour cacher la chevelure qui attirerait le regard des hommes. Etrangement, le NPA se sert du voile pour attirer les regards et des électeurs. N’y a-t-il ici une légère
contradiction entre la pratique religieuse de cette étudiante et ce que le parti d’Olivier Besancenot fait de l’usage d’un léger voile.
Alors que le voile est censé pour cette femme être un instrument pour respecter la religion, c’est elle qui devient l’instrument d’un parti politique.
L’ensemble de la classe politique s’est interrogé sur la possibilité de porter le voile et d’être candidate. Honnêtement, étant donné le nombre de femmes qui
portent cet accessoire, on ne peut guère s’étonner qu’un jour l’une d’entre elles veuillent se faire entendre. De plus, la jeune dame aurait pu ne rien dire tout en le portant. Je suis à peu près
persuadé que personne ne s’en serait rendu compte si le NPA ne l’avait pas mise en avant surtout que l’on ne voit jamais tous les colistiers à la télé ou en photo.
Ici il s’agit juste d’une mise en avant, d’une femme que l’on exhibe comme un phénomène de foire et c’est cela qui est choquant. Le NPA a instrumentalisé cette
femme et je dois avouer que je ne comprends pas que les féministes n’aient pas réagi sur la manœuvre électoraliste du NPA.
Olivier Besancenot et son parti sont tombés bien bas.
Le parti orange voit de
plus en plus de défections. D’un côté, il y a ceux qui le quittent pour rejoindre des listes de gauche comme par exemple en Poitou Charente, de l’autre, il y a ceux qui rejoignent des listes de
droite comme en Ile de France. Enfin, il y a ceux qui prennent le large car ils sont incapables de savoir si le Modem s’alliera à gauche ou à droite au second tour et de ce fait ne veulent être
instrumentalisés comme en Rhône Alpes.
Si l’on ajoute à cela les déçus de la constitution des listes, on peut clairement affirmer que les rats quittent le navire.
En général, les partis grossissent avant les élections car les citoyens veulent porter leurs idées à ce moment là (c’est d’ailleurs dommage qu’ils ne souhaitent pas s’investir auprès des
habitants au quotidien). Le Modem connait une situation totalement différente, voire inquiétante. Que François Bayrou veuille sa revanche en 2012 est un fait accepté de tous mais le parti est au
point mort. A force de pencher à gauche, les anciens de l’UDF s’en vont. Et dans certains secteurs, les adhérents, se reconnaissant dans l’opposition systématique, ont peur leur nom associé à une
fusion hypothétique avec la droite.
A force de ne rien dire sur les alliances du second tour, les sympathisants sont perdus bien que tous voient bien le Modem s’approcher de la gauche. Mais à leur actuel, il n’y a aucune certitude, François Bayrou nous ayant habitué à de multiples changements de directions.
Pressé de toutes parts, le Modem est en train de perdre ces cadres et ces militants. Nous en serons plus au second tour des régionales en espérant qu’il y ait une stratégie unique pour toutes les communes et non des alliances au plus offrant.
Les dirigeants politiques en sont certains : si le prix des transports en commun baissent, les Franciliens en seront plus friands. Ainsi, l’ensemble des listes candidates lors des prochaines élections régionales proposent des ajustements à la baisse des tarifs. Cela va de Besancenot qui propose la gratuité à Jean-Paul Huchon qui ne projette ni changement tarifaire, ni changement d’offres en passant par Valérie Pécresse, et son passage à deux zones tarifaires (au lieu de 6), et Cécile Duflot qui promet une tarification unique.
Au moins, nous en sommes persuadés : les transports sont bien le sujet de cette campagne régionale.
Une petite question me taraude. Les usagers sont mécontents des différents problèmes rencontrés. Va-t-on les régler simplement avec une baisse tarifaire ? L’accroissement du nombre de voyageurs
transportés provoque des retards de plus en plus fréquents. Alors la simple baisse tarifaire aura pour effet de provoquer une attraction qui deviendra vite répulsive étant donné que le service ne
sera plus là.
C’est pour cela que l’on ne peut, comme le font certains candidats, résonner avec une simple vision pécuniaire mais avec un ensemble de disposition pour favoriser le transport en général
(création de nouvelles lignes de RER, transports de marchandises, etc.).
Je suis persuadé que les Franciliens n’en voudront à personne si les prix restent à l’identique mais que le service fonctionne bien !