Lundi 16 mars 2009
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Il y a des propos qui indignent surtout lorsqu’ils sont émis par un haut dignitaire. Il y a des situations inacceptables et qui pourtant ne font pas bondir de leur fauteuil les
hauts responsables de l’ONU.
Prenons un exemple simple. En 2007, pendant que les Français se mobilisaient pour leurs élections présidentielles,
en Mauritanie, les habitants votaient pour leur nouveau président : Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. C'est le premier civil, depuis près de 30 ans, élu démocratiquement sans fraude
massive depuis l'indépendance de la Mauritanie.
Comme tout gouvernant, il apporta espoir au début de son mandat mais par la suite les choses évoluèrent. En Août 2008,
la junte militaire a réalisé un putsch. Les militaires ont repris le pouvoir dans un pays divisé. L’union africaine a donc décidé de jouer le rôle de médiateur. C’est donc le fameux Colonel
Kadhafi.
Cet homme, que la France a accueilli avec tous les honneurs, a simplement déclaré qu’il fallait accepter le fait
accompli du coup d'Etat. Ainsi toutes les démocraties devraient se méfier car le dirigeant libyen valide la prise de pouvoir par la force contre la démocratie. Alors bien sûr, le nouveau
dirigeant de la Mauritanie promet des élections dans quelques mois, mais dans quelles conditions se dérouleront-elles ?
En tout cas, les propos tenus sont inacceptables et il serait bon que le gouvernement français prenne position et cela
soit par l’intermédiaire de Madame Rama Yade, soit par Bernard Kouchner, soit par Nicolas Sarkozy.
Par Pierre Tebaldini
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Vendredi 13 mars 2009
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16:34
L’ancien président américain, Georges W. Bush était un adepte de la guerre de civilisation, et souhaitait en découdre avec l’Iran après avoir investi à l’ouest l’Irak et à l’Est,
l’Afghanistan. Ainsi le président Mahmoud Ahmadinejad et son pays étaient la cible à abattre. Aujourd’hui, pour beaucoup cela semble être toujours le
cas, mais est-ce que cela doit être l’objectif numéro un de la politique internationale ?
Il existe une liste noire américaine des pays soutenant les terroristes. Ces listes sont tellement à jour que Nelson
Mandela (prix Nobel de la paix en 1993) était considéré comme un terroriste jusqu’en juillet 2008. L’Iran y figure en bonne place avec la Syrie, le Soudan et Cuba.
Et pourtant, si on regarde bien, quel pays est vraiment instable, possède la bombe atomique et où des terroristes se
cachent ? Le Pakistan.
Encore aujourd’hui le pays est sujet à des troubles, à des soulèvements (pour l’heure
non-violents, heureusement). Les Américains y attaquent les talibans, les Indiens souhaitent pouvoir enquêter sur les attentats qui ont touché leur pays. Plutôt de focaliser son regard sur
l’OTAN, de se promener au Mexique, ne serait-il pas plus utile de se préoccuper de la situation au Pakistan ?
Par Pierre Tebaldini
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Mercredi 4 mars 2009
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15:41
Rappelez vous, il y a quelques semaines, nous évoquions les efforts de la Chine en Afrique pour aider et bien se faire voir par les différents régimes. Aujourd’hui, nous
pouvons apprendre dans le Figaro que la Chine continue d’augmenter fortement le budget de son armée.
Doit-on craindre une invasion ?
Si officiellement, cette augmentation de près de 15 % est motivée par une hausse des soldes, nous pouvons aussi imaginer
que les accords avec les différents pays africains nécessitent une armée agrandie, prête à répondre à la moindre demande. Il s’agit d’une simple question de crédibilité.
La Chine va-t-elle gagner une certaine respectabilité en jouant au gendarme et au banquier du monde ?
Cette nouvelle doit rassurer Omar el-Bachir (Soudan), qui est le premier chef d'Etat en activité de l'histoire visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale. La
Chine a toujours soutenu le dirigeant soudanais dans son action au Darfour. La Russie appuie aussi le gouvernement de Khartoum.
Par Pierre Tebaldini
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Mercredi 11 février 2009
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16:08
Depuis la fin de la colonisation, la France a réussi à garder des rapports plus que cordiaux avec de nombreux pays africains. Ayant de bons rapports avec les dirigeants, les
habitants de ces pays avaient une bonne image de notre pays. Donc ils n’ont aucune difficulté à tenter l’aventure en France. C’est pourquoi nous avons sur notre territoire une diversité aussi
riche qu’importante. Soyons sûrs que si l’image de notre pays avait été plus mauvaise alors ces migrants auraient hésités plus d’une fois avant de rejoindre l’hexagone.
Nicolas Sarkozy a décidé de ne plus jouer ce rôle moteur en Afrique. Il préfère les monarchies du Golf comme Barheïn ou
le Koweït. Il faut dire qu’il y a beaucoup plus d’argents dans les pays pétroliers.
Ce retrait permet donc à la Chine d’investir le terrain. L’Afrique possède des ressources mais peu de liquidités et le
pays asiatique lui à de l’argent mais peu de ressources. Pékin annonce avoir déjà signé des accords d'assistance financière avec 48 pays
africains (sur 53) et des accords pour des crédits à taux préférentiels avec 20 d'entre eux. Faut-il voir dans les investissements chinois et la visite de Hu Jintao une volonté de s’accaparer les
richesses africaines ? Plusieurs objectifs sont poursuivis :
- Un
gain d’image de la Chine auprès des Africains. Etant les critiques fréquentes des occidentaux, les Chinois ont tout intérêt à se trouver des alliés.
- Une
ouverture pour les entreprises chinoises qui gagnent marché après marché du terrain sur les terres africaines.
- Un
approvisionnement en ressource première. Un tiers du pétrole chinois vient d’Afrique. N’oublions pas que le continent a aussi des mines d’or, d’uranium et pleins d’autres matières
premières.
Il se peut que le non entretien des relations entre la France et le continent africain accélère l’émergence de la Chine
et la baisse d’aura de la France. Est-ce vraiment que voulait Nicolas Sarkozy ? Dans quelques années la France risque de ne plus être au niveau mondial qu’un pays européen parmi tant
d’autres. C’est bien dommage.
Par Pierre Tebaldini
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Lundi 9 février 2009
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11:45
Avril 1949, c’est l’après guerre. Les occidentaux craignant la Russie et un renouveau de l’Allemagne se regroupent dans une organisation dénommé OTAN : Organisation du
traité de l’Atlantique Nord. Cela comprend les États-Unis, le Canada, la Belgique, le Danemark, la France, les Pays-Bas, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, le Royaume-Uni et le
Portugal. L’une des bases de cet accord est la solidarité des Etats en cas d’agression.
Pendant la guerre froide d’autres pays rejoignent l’organisation mais En 1966, la France
a pris la décision de quitter la structure militaire intégrée. Cette décision répondait à une logique politique (la "Détente"), stratégique (refus d’"intégrer" la force de dissuasion) et
militaire (contrôle sur l’engagement de nos forces).
Après la guerre froide, les pays satellites de l’ex-URSS rejoignent la structure pour marquer une véritable rupture avec
la Russie. Aujourd’hui, c’est 26 pays qui participent plus ou moins activement. La Géorgie et l’Ukraine ont émis le souhait d’intégrer l’organisation ce qui provoque l’ire de
Moscou.
La décision de la France de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN est logique. La France participe déjà aux
opérations militaires aux côtés des militaires de l’OTAN (au Kosovo, en Afghanistan, au Liban) et a toujours gardé un rôle important dans les instances de l’organisation. Logique, oui mais aussi
symbolique. A l’heure où l’on parle de plus en plus d’Europe et de défense commune, le choix de privilégier l’OTAN peut surprendre quelques dirigeants politiques. Est-ce un signe de rapprochement
avec les USA ou peut-on voir dans cette décision une façon de se rapprocher militairement des autres pays européens qui sont en grande partie investis militairement dans
l’organisation ?
Armée européenne, OTAN est-ce incompatible ?
Par Pierre Tebaldini
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