National

Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /2010 14:58

magie_1.jpgLa France est belle de sa diversité. On dénombre tout de même plus de 36 500 communes dans notre beau pays. Cela représente près de la moitié des communes de l’Union Européenne. Beaucoup parlent de la création du mandat de Conseiller territorial mais il y a un point important qui est aussi abordé dans ce texte : il s’agit de faciliter les fusions de commune.

 

 

Autant, je n’y vois pas d’intérêt dans les communes rurales qui sont parfois espacées par des dizaines de kilomètres autant cela peut être intéressant pour des communes dont l’urbanisation a accolé les constructions qui font que l’on ne sait plus vraiment si l’on est dans une ville ou une autre. Il faut réfléchir en termes d’intérêt pour les habitants.

 

 

Une fusion de commune permet plusieurs choses. Déjà les communes se regroupent en intercommunalité pour travailler ensemble. Logiquement, les compétences de celle-ci devraient ne pas être redondantes avec celles des municipalités. Hélas cela est bien souvent le cas.

 

 

Revenons au sujet de la fusion de commune. Le principe est de toujours garder le même nombre de personne sur le terrain, face aux administrés voire de l’augmenter. Et c’est possible tout en faisant des économies. Dans une municipalité, il y a un Directeur Général des Services, un Directeur de Cabinet, un Directeur des Services Techniques, etc… en fusionnant nous pourrions réaliser une économie d’échelle sur les gros salaires. De même, on peut mettre en commun le matériel pour la voirie, pour les espaces verts.

 

 

Pour les problèmes de logements, d’économie, de solidarité, plus le territoire d’action est grand, plus il est facile de trouver une solution. De même, certaines résidences, sociales ou de copropriétés, certains quartiers sont situés sur plusieurs villes et les élus passent plus de temps à se renvoyer la balle qu’à agir pour les citoyens.

 

 

De même, cela jouerait sur le nombre d’élus, d’adjoints et sur le montant des indemnités. Prenons l’exemple de Noisiel. Champs sur Marne, Lognes, Noisiel et Torcy sont quatre communes bien semblables par leur profil, où l’on passe de l’une à l’autre sans le savoir. Parfois pour aller d’un quartier d’une commune à un autre quartier de cette même commune, il faut traverser obligatoirement traverser une autre commune. C’est très surprenant. Aujourd’hui ces quatre communes totalisent 136 élus. En fusionnant, la nouvelle commune n’en compterait que 49. Cela représente 14 adjoints (voire 15 si l'on crée un poste d'adjoint à la vie des quartiers) alors qu’aujourd’hui ces quatre communes en rémunèrent moins 40 (en plus des 4 maires).

 

 

Les économies joueraient aussi sur les achats (restaurations, fournitures, etc..).

 

 

Pour les citoyens, il y a beaucoup à gagner. Le cas du Val Maubuée n’est pas commun mais n’est pas unique non plus. Alors si l’on fusionnait ?

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /2010 17:33

folie.gifLe PS sera toujours surprenant. Le grand écart entre son aile gauche et son aile droite étant tellement grand que l’on se demande toujours ce que cela donnerait vraiment si un jour la rose était mise au devant de la scène. Ce serait sûrement comme aujourd’hui, c’est-à-dire un jour oui, un jour non. Prenons l’exemple de la retraite : le lundi Martine Aubry dit oui au rehaussement de l’âge légal, le mardi ces amis les plus à gauche lui rappellent leurs positions et le mercredi, elle dit qu’elle sera inflexible sur la retraite à 60 ans.

 

 

Il y a d’autres sujets sur lesquels le PS est divisé (pratiquement tous d’ailleurs). Mais parlons plutôt du « care ». Le Français est une langue tellement riche que Martine Aubry s’est crue obligée d’utiliser un mot anglais. Il faut dire que le concept du « CARE » n’est pas vraiment traduisible en Français, cela permet au PS d’affiner ses idées (et même d’en avoir). Mais déjà, certains socialistes rejettent cette notion passéiste basée sur un Etat Providence. Il faut dire que les finances de l’Etat ne permettent pas de jouer les mécènes, bien au contraire.

 

 

Le « CARE », traduire soin en Français, est une société basée sur la protection, le bien-être de chacun. La France va-t-elle se transformer en cocon impénétrable et imperméable aux réalités du monde ? Et puis, sommes-nous malades ? Doit-on nous assister comme des patients mourants ? Personnellement, cela ne tente guère. Oui au bien-être mais est-ce à l’Etat de rendre les gens heureux ? En cas de dépression, pourra-t-on attaquer l’Etat pour faute ?

 

 

Que de promesses utopiques, que de rêves vendus qui ne resteront que fantasmes. L’Etat ne peut pas tout. L’Etat ne peut pas multiplier les embauches, créer des entreprises à foison, s’endetter sur le dos de nos enfants.

 

 

Même Manuel Valls (PS) dit dans une tribune au Monde  «La tentation est grande de promouvoir comme panacée une "société du soin". Je pense que cette intention, si noble soit-elle, est une erreur profonde et constitue même un recul pour la gauche et pour le pays.»

 

 

Je ne sais pas si le message est « care » mais en tout cas, il est clair. Le PS est encore divisé et les divisions sont vraiment profondes car elles concernent le projet de société.

 

 

Que représentent aujourd’hui le poing et la rose ? Je n’en sais rien et eux non plus d’ailleurs.

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /2010 12:02

229970C-Double_Face_colpor.jpgLe mot est lancé tel un pavé dans la mare. Rigueur, ce mot fait peur. Il rappelle à certains des moments où les Français ont du se serrer la ceinture. Mais sérieusement, faut-il sursauter à chaque fois que le terme est prononcé. D’ailleurs, il est mieux pour la France que les hommes et les femmes politiques soient rigoureux que laxistes.

 

 

 

A droite, hormis deux ou trois cadres de l’UMP (Copé, Juppé), le parti majoritaire nie que le gouvernement entre dans une phase de rigueur. Or comment appeler une période où l’Etat va réaliser des économies sur les dépenses et dans le même temps où les citoyens seront aussi mis à contribution pour sauver le système de retraite ? C’est nécessaire de réduire le train de vie de l’Etat, de sauver le système de retraite par répartition.

 

 

 

A gauche, on pointe du doigt les possibles économies d’échelle. Le PS critique aussi le fait que l’on ne dépense pas plus d’argent pour relancer l’économie. Autant il est important de ne pas laisser les gens tomber, autant on ne peut plus se permettre de dépenser l’argent de nos enfants sans se poser de sérieuses questions.

 

 

 

Cela me rappelle une fable d’Esope, que l’on connait mieux en France depuis sa reprise et sa remise en vers par La Fontaine : Le Cigale et la Fourmi. Si de temps à autres, il est agréable d’être Cigale, en ce moment il est surtout important d’être fourmi.

 

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /2010 12:13

vert.jpgLes quelques retours d’expérience de maires verts ne sont guère enthousiasmants. Prenons deux exemples assez significatifs : Montreuil et Cesson (en Seine et Marne). Commençons par Montreuil, cette commune prise par Dominique Voynet avec l’aide de membres du PS. Au passage, rappelons que selon le statut des verts, elle ne devrait pas cumuler son poste de maire avec celui de sénatrice.

 

 

En 2008, la liste qu’elle mène emporte 41 sièges sur 53. Elle peut ainsi mener la politique évoquée dans son programme. Or dix membres de son équipe (dont 5 adjoints) viennent d’être destitués pour avoir osé exprimer leur mécontentement de ne pas suivre les promesses tenues. Ils dénoncent d’ailleurs le caractère autocrate de l’ancienne ministre. La ministre de l’époque Jospin devrait tout de même se méfier. Sa majorité ne tient plus qu’à 4 personnes.

 

 

Cesson, la fameuse ville dirigée par un maire vert ne le sera peut-être plus le 27 juin (ou le 20 si cela se joue au premier tour). En effet, le courant entre le maire et sa propre équipe ne passait plus. Des démissions en chaine ont provoqué une nouvelle élection dans laquelle Jean-Marc Brûlé (futur ex-maire) ne sera pas candidat. Là aussi les socialistes parlent d’autocratie, de mauvaise gestion.

 

 

Qu’illustrent ces deux exemples ? L’incapacité des verts à diriger sereinement une commune, les difficultés de cohabitation (voire les incompatibilités) entre les verts et les socialistes, les petits jeux de déstabilisation avant les cantonales et les sénatoriales ?

 

 

Pendant que les partis de gauche se tirent dans les pattes, les habitants trinquent. Au lieu de ne penser qu’à leur avenir personnel, ils devraient mieux penser au destin collectif, aux problèmes et aux souffrances.

 

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /2010 15:32

implosion.jpgLa Grèce va-t-elle servir d’exemple. Il s’agit d’une simple hypothèse et non d’une prémonition. Il n’y a pour l’heure aucune raison de s’inquiéter plus que cela malgré la dette abyssale de notre pays. Par contre, mettons-nous deux minutes à la place des Grecs. Ils apprennent qu’ils vont être plus taxés, que les salaires seront gelés, que les retraites vont être révisées, que les lendemains seront encore plus difficiles.

 

 

Comme eux, nous serions fous de rage. Par contre, à qui doivent-ils s’en prendre ? Aux politiques actuels, à ceux d’avant ?

 

 

Le vrai problème est qu’à force de repousser aux lendemains les décisions difficiles, les politiques n’ont fait qu’aggraver la situation. Résultat, les mesures pour rétablir le cap sont drastiques. Nous avons exactement le même problème en France, sur les retraites. A force de ne pas vouloir heurter les électeurs, les politiques font des demi-réformes qui n’arrangent ni les uns, ni les autres.

 

 

Personnellement, je ne veux pas que mon fils soit obligé dans quelques années de descendre dans la rue pour exprimer son désarroi devant une situation que nous aurions laisser pourrir. Les Grecs sont à leur grand regret les exemples de cette inaction. Peut-être que cela va nous permettre d’avoir une vision plus réaliste de l’avenir que l’on se prépare si l’on ne change rien.

 

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Présentation

  • Pierre Tebaldini
  • : Le blog de Pierre Tebaldini, conseiller municipal à Noisiel, relate une vision centriste de l'actualité nationale et locale. D'une génération où l'écologie est importante, il prend le parti radical de changer les choses en Seine et Marne.
  • Contact

Contactez-moi

babyloan-copie.jpg  

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés