La France est belle de
sa diversité. On dénombre tout de même plus de 36 500 communes dans notre beau pays. Cela représente près de la moitié des communes de l’Union Européenne. Beaucoup parlent de la création du
mandat de Conseiller territorial mais il y a un point important qui est aussi abordé dans ce texte : il s’agit de faciliter les fusions de commune.
Autant, je n’y vois pas d’intérêt dans les communes rurales qui sont parfois espacées par des dizaines de kilomètres autant cela peut être intéressant pour des communes dont l’urbanisation a accolé les constructions qui font que l’on ne sait plus vraiment si l’on est dans une ville ou une autre. Il faut réfléchir en termes d’intérêt pour les habitants.
Une fusion de commune permet plusieurs choses. Déjà les communes se regroupent en intercommunalité pour travailler ensemble. Logiquement, les compétences de celle-ci devraient ne pas être redondantes avec celles des municipalités. Hélas cela est bien souvent le cas.
Revenons au sujet de la fusion de commune. Le principe est de toujours garder le même nombre de personne sur le terrain, face aux administrés voire de l’augmenter. Et c’est possible tout en faisant des économies. Dans une municipalité, il y a un Directeur Général des Services, un Directeur de Cabinet, un Directeur des Services Techniques, etc… en fusionnant nous pourrions réaliser une économie d’échelle sur les gros salaires. De même, on peut mettre en commun le matériel pour la voirie, pour les espaces verts.
Pour les problèmes de logements, d’économie, de solidarité, plus le territoire d’action est grand, plus il est facile de trouver une solution. De même, certaines résidences, sociales ou de copropriétés, certains quartiers sont situés sur plusieurs villes et les élus passent plus de temps à se renvoyer la balle qu’à agir pour les citoyens.
De même, cela jouerait sur le nombre d’élus, d’adjoints et sur le montant des indemnités. Prenons l’exemple de Noisiel. Champs sur Marne, Lognes, Noisiel et Torcy sont quatre communes bien semblables par leur profil, où l’on passe de l’une à l’autre sans le savoir. Parfois pour aller d’un quartier d’une commune à un autre quartier de cette même commune, il faut traverser obligatoirement traverser une autre commune. C’est très surprenant. Aujourd’hui ces quatre communes totalisent 136 élus. En fusionnant, la nouvelle commune n’en compterait que 49. Cela représente 14 adjoints (voire 15 si l'on crée un poste d'adjoint à la vie des quartiers) alors qu’aujourd’hui ces quatre communes en rémunèrent moins 40 (en plus des 4 maires).
Les économies joueraient aussi sur les achats (restaurations, fournitures, etc..).
Pour les citoyens, il y a beaucoup à gagner. Le cas du Val Maubuée n’est pas commun mais n’est pas unique non plus. Alors si l’on fusionnait ?
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Le mot est lancé tel un pavé dans la mare. Rigueur, ce mot fait peur. Il rappelle à certains des moments où les Français ont du se serrer la ceinture. Mais sérieusement, faut-il
sursauter à chaque fois que le terme est prononcé. D’ailleurs, il est mieux pour la France que les hommes et les femmes politiques soient rigoureux que laxistes.
Les quelques
retours d’expérience de maires verts ne sont guère enthousiasmants. Prenons deux exemples assez significatifs : Montreuil et Cesson (en Seine et Marne). Commençons par Montreuil, cette commune
prise par Dominique Voynet avec l’aide de membres du PS. Au passage, rappelons que selon le statut des verts, elle ne devrait pas cumuler son poste de maire avec celui de sénatrice.
