Vendredi 2 mai 2008
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11:00
C’est fait. Après avoir réussi à
mettre tout le monde d’accord sur un texte commun lors du Grenelle de l'Environnement, le projet arrive dans sa phase critique : la phase législative.
Issu d’un travail sans précédant, le projet de loi s’appuie sur une légitimité
sans précédant. Les réactions des associations sont positives. "Le projet est globalement fidèle au Grenelle, commente Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement. Il y a de
la perte en ligne sur certains sujets, mais tous les collèges en voient, l'équilibre doit donc être plutôt bon. Ce n'est pas une révolution écologique, mais un compromis qui fait franchir un cap
et interdira tout retour en arrière." Pascal Ferey, représentant de la FNSEA, a de son côté salué la "recherche d'efficacité" du ministère, relevant, par exemple, que la date pour
le passage à 6 % des surfaces en agriculture biologique avait été repoussée de trois ans. "La date de 2010 était inatteignable et discréditait la mesure", a-t-il
affirmé.
Maintenant, il reste juste à espérer que le texte ne sera pas trop dénaturé par
les députés et les sénateurs. Faisons confiance à Jean-Louis Borloo pour mener à bien le travail de tous. Espérons simplement que l’opposition sera constructive.
Par Pierre Tebaldini
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Vendredi 25 avril 2008
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07:47
Communiqué de Presse de Génération Ecologie
La
relaxation du chasseur qui a tué l’ourse « Cannelle », dernière descendante de l’espèce pyrénéenne, est un scandale de plus qui démontre bien le caractère rétrograde et arriéré de
certaines lois et procédures judiciaires.
Cette relaxation équivaut à un « permis de tuer » en bonne et due forme.
Quiconque voudra s’attaquer aux ours ou à toute autre espèce jugée un peu dangereuse pourra entrer dans les parages de ces animaux en voie de
disparition et les chasser tranquillement en invoquant la « légitime défense ». Dans ce cas ce sera la parole du chasseur contre celle de l’animal mort.
Il faudra bien, un jour, mettre en place une procédure interdisant aux chasseurs de se promener avec leur fusils et leurs chiens dans les parages
d’un animal protégé si l’on ne veut pas que de tels assassinats se reproduisent. Il faudra aussi déterminer jusqu'à quel point on peut tolérer la légitime défense. Est-ce qu’un Renard ou un Rat
qui montrent les dents peuvent être jugés dangereux pour un chasseur bien armé ?
Génération Ecologie qui s’est porté partie civile dans cette affaire, regrette vivement qu’au pays du Grenelle de l’Environnement on donne raison au chasseur contre le dernier représentant d’une
espèce animale.
Bien des choses sont à améliorer pour passer du stade des paroles à celui des actes.
Par Pierre Tebaldini
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Lundi 21 avril 2008
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11:20
Depuis quelques temps on assiste, dans les médias, à des déclarations provocatrices voire incongrues, dans le seul but de choquer les
journalistes et d’attirer ainsi leur attention sur soi.
Cette nouvelle maladie
n’atteint pas seulement les membres du Gouvernement qui presque tous entrent en conflit avec des parlementaires ou avec d’autres membres du Gouvernement afin de sortir du lot, mais ce fléau
médiatique atteint maintenant des journalistes qui donnent leur opinion d’une manière péremptoire au lieu de transmettre celle des spécialistes.
Après Bjorn Lomborg désavoué
par l’Académie des sciences suédoise pour modification de résultats scientifiques voici que le célèbre animateur du « télé-shopping » Laurent Cabrol vient de publier un livre pour
contredire les scientifiques sur la réalité du changement climatique en cours.
Qu’est–ce qui a bien pu
amener cet animateur de TV a affirmer le contraire du comité scientifique mondial sur le climat (le GIEC)? Est-ce une compétence supérieure à celle de ces derniers ou une frustration
personnelle vis-à-vis de collègues oeuvrant contre le réchauffement climatique comme, par exemple, le journaliste de météo Patrice Drevet ?
Quoi qu’il en soit, ce genre
d’affirmations non vérifiées par des « panels scientifiques » comme le sont la plupart des résultats paraissant dans des revues scientifique sérieuses fait un tort considérable à la
lutte contre le réchauffement de la Planète.
Il est dommageable pour la
société toute entière que des individus possédant une reconnaissance médiatique se permettent d’affirmer n’importe quoi simplement pour être original, car nombre des détracteurs de l’écologie
prennent prétexte de ces écrits pour refuser de faire un effort quelconque en faveur de l’environnement.
Il est temps que chacun
revienne a son métier et qu’a une époque où l’on demande de plus en plus de spécialisation aux cadres et aux ouvriers on ne reconnaisse pas aux hommes politiques et aux journalistes une
compétence universelle supérieure à celle des spécialistes ayant pour certain des dizaines d’années de formation et d’expérience dans leur domaine.
Génération Ecologie demande
un peu plus de rigueur et un peu moins de « peopolitisation » dans la conduite des affaires publiques.
Par Pierre Tebaldini
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Jeudi 17 avril 2008
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15:00
Communiqué de presse de Génération Ecologie que vous pouvez retrouver sur le site de Yoann Gontier
La ministre du Logement, Christine Boutin, a lancé hier son projet de "Maison à 15 euros par jour",
reprenant l'idée, lancée en 2005 par Jean-Louis Borloo, de "Maison à 100 000 euros", dont le marketing était bien trouvé mais l'application a tourné au fiasco. Les effets d’annonce continuent donc. Et pourquoi par la maison à
62 centimes d’euros par heure ?
Génération Ecologie avait déjà émis des réserves à
l’époque des maisons BORLOO. Nous réitérons les mêmes pour les maisons BOUTIN.
Génération Ecologie constate, en premier lieu, que ce projet présente un risque en terme d’étalement urbain : des maisons dites pas
chères loin des villes, ce qui entraînera le développement du transport particulier.
Génération Ecologie relève, en outre, que le dispositif fait l’impasse sur l’efficacité énergétique. Or, le bâtiment contribue largement à
la production de gaz à effet de serre. La politique dans ce domaine appelle donc des normes très strictes. Il aurait ainsi été souhaitable, dans l’esprit du Grenelle de l’environnement, que le
gouvernement assortisses ses propositions sociales d’un label très haute performance énergétique. Au contraire, la maison BOUTIN apparaît comme une nouvelle occasion manquée pour le développement
durable.
Finalement, les maisons BOUTIN ne coûteront
certes pas chères à l’achat (450 euros par mois quand même), mais très chère à entretenir, un gouffre énergétique pour le porte-monnaie des occupants.
En cela, Génération Ecologie réitère son souhait de voir l’impact environnemental pris en compte dans ce plan social pour le logement. Le
recours au label très haute performance énergétique permettrait de faire baisser les coûts de production, liés à une fabrication en série. On démocratiserait et standardiserait ainsi ces
équipements pour, finalement, assurer leur accès à tous.
Par Pierre Tebaldini
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Lundi 14 avril 2008
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/2008
13:55
La semaine dernière a été celle où les directives européennes ont été transposées dans la loi française. C’est aussi et surtout la semaine où pro et anti OGM ont ressorti les armes. Il n’y a
pas d’un côté les gentils (comme aimeraient être les anti) et les méchants (les pro).
Le problème est qu’en France, les gens n’arrivent que trop peu à faire le consensus pour tomber d’accord sur un texte. Et même lorsqu’un texte
est voté, une phrase fait dire tout et son contraire à ce texte.
Les députés ont leurs sensibilités et donc un avis sur la question mais il est surtout important de ne pas fausser le débat. Tout le monde n’a
pas un avis tranché car tout n’est pas blanc ou noir. Il y a des gens qui sont « oui mais non » et d’autres qui sont plutôt « non mais oui ». Voilà les questions qui hors
préjugés peuvent faire avancer le débat.
1) A quoi servent les OGM ?
2) En a-t-on vraiment besoin ?
3) Est-ce dangereux ?
4) Doit-on limiter la culture à de la culture sous
serre ?
5) Doit-on tout abandonner ?
6) Le bio est-il la solution à tous nos
problèmes ?
Voilà quelques questions qui sont importantes.
Par Pierre Tebaldini
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