Vendredi 11 avril 2008
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Le texte aurait été donné à François Fillon et à Nicolas Sarkozy. Il provoque déjà des réticences. Il serait ambitieux et coûteux. Le texte fait la part belle à
la lutte contre le changement climatique, mais n'oublie pas la biodiversité ou encore la prévention des risques. La France ambitionne même de devenir le pays "le plus efficient" en
carbone d'Europe d'ici 2020.
Tous les sujets sont abordés. Les participants au Grenelle se reconnaîtront dans ce texte aussi important. Par contre, avant même
la lecture du texte final, des députés sont déjà sceptiques. « Vous ne pouvez pas dépenser l'argent que vous n'avez pas » a déclaré le
porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefèbvre qui veut « s’appuyer sur des réalités économiques ». D’autres députés estiment qu’il faudra
tout simplement supprimer des mesures.
Ce texte qui résulte d’un travail important de tous les participants sera examiné avant la
fin de la session parlementaire. Espérons que Jean-Louis Borloo aura suffisamment de poids pour que ce texte ne soit pas trop dénaturé, ni trop étalé dans le temps. C’est un vrai défi qui
s’annonce pour le ministre.
Le coût global du projet s'annonce très élevé: Les Echos évaluent ainsi à 24
milliards d'euros le coût de la rénovation thermique des bâtiments et à 69 milliards d'euros celui de la construction de nouvelles lignes à grande vitesse. Si Jean-Louis Borloo estime que le
financement ne pose pas de problèmes, Frédéric Lefebvre, secrétaire national de l'UMP en charge des questions économiques et fiscales, appelle au "pragmatisme"
S’il rencontre une trop vive opposition du président (ou du premier ministre) ou des parlementaires, il faudra alors tirer les conclusions qui
s’imposent.
Par Pierre Tebaldini
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Jeudi 10 avril 2008
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13:26
Ce matin, Jean-François Copé a exprimé son amertume vis à vis des propos de Nathalie Kosciusko-Morizet.
Alors que Jean-Louis Borloo a toujours soutenu sa secrétaire d’Etat : « Rien ne s'est dit. Rien ne s'est passé. L'incident est clos. Nathalie a
craqué. Elle va mieux Évidemment, je vais continuer de travailler avec elle. » Bien sur au delà des paroles chevaleresques, on peut imaginer qu’une réelle déception habite le Ministre
d’Etat.
Jean François Copé a par contre reconnu qu’il
était « énervé et attristé » des propos « injurieux » de la secrétaire d’Etat et maire de Longjumeau. Il faut dire qu’il était le plus visé par les attaques de le dame de
lignée politique (fille d’un conseiller général – maire, petite-fille d’ambassadeur et arrière petite fille de sénateur-maire).
Alors que le Président de la République demande
une cohérence au niveau communication, on a l’impression que c’est bien le contraire qui se passe actuellement. Dernièrement Rama Yade et Bernard Kouchner, aujourd’hui NKM et JLB. Y-a-il un
capitaine sur la paquebot France pour empêcher les matelots de ramer dans des sens différents ? Le plus surprenant est que celui qui marque contre son camps n’est pas ou peu sanctionné par
l’entraîneur. Au contraire la secrétaire d’Etat s’est vu confirmé sa nomination à l’UMP.
Alors que Nicolas Sarkozy se pose déjà la
question de se représenter en 2012 (voir le Parisien de ce matin) les ténors qui pourraient avoir des ambitions légitimes (voir les villes de Meaux et de Valenciennes et leur travail dans les
ministères) se font allumer par la numéro 2 du parti présidentiel. Ce qui serait bien, c’est que l’on se concentre sur le mandat en cours que cela soit à gauche comme à
droite.
Les Français n’attendent pas les élections, ils attendent que l’on s’occupe d’eux.
Par Pierre Tebaldini
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Mercredi 9 avril 2008
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15:33
Est-ce un simple couac dans la communication du gouvernement ou est-ce un acte beaucoup plus
réfléchi ? Nathalie Kosciusko-Morizet se lâche dans « le Monde ». Alors si nous étions des lecteurs normaux, nous pourrions voir dans ces propos «
Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé,
qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum. Si le travail de préparation préalable avait été fait dans le groupe, cela ne se serait pas produit. Ce n'est pas normal qu'il y ait eu si peu de députés de la majorité en séance.
Manifestement, Copé n'arrive pas à tenir le groupe. Quant à Jean-Louis, j'attends avec impatience qu'il vienne exprimer la parole unique
du gouvernement dans l'Hémicycle. Quand il veut, il vient." » une réelle envie de se venger de certains
propos venus de son camps : une perte de sang froid manifeste.
Par contre, en prenant un peu de recul, nous pouvons aussi voir la première sortie de la numéro 2 de l’UMP, fidèle de Nicolas Sarkozy, qui s’en prend à deux poids lourds de la droite qui ne sont pas des sarkozystes convaincus. Est-ce sur ordre qu’elle attaque
ainsi JFC et JLB ? Elle se doute bien que malgré ses propos démentant la virulence de l’attaque, cela laissera des marques.
Peut-on vraiment croire que des ministres se laissent aller à des interviews sans penser aux conséquences ?
Par Pierre Tebaldini
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Mardi 8 avril 2008
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10:33
L’Europe des 27 apparaît de plus en plus divisée sur le bien-fondé environnemental de la
politique de soutien aux agrocarburants défendue par la Commission européenne qui s’est fixée comme objectif d’incorporer 10 % d’agrocarburants dans
l’essence à l’horizon 2020.
Génération Ecologie invite l’exécutif européen à avoir une vision globale sur ce dossier qui passe par la prise en considération
des risques environnementaux et alimentaires. En particulier, Génération Ecologie s’alarme d'un détournement des terres arables
au profit des agrocarburants. L’utilisation massive des carburants d’origine végétale a clairement montré ses limites : en Europe, il faudrait convertir
72% des terres cultivées pour produire 10 % des besoins en combustible du transport routier.
Aussi, Génération Ecologie souhaite que
la présidence française de l’Union européenne soit l’occasion
d’une remise à plat de la politique communautaire de soutien aux
agrocarburants.
En revanche, Génération
Ecologie apporte son soutien à la recherche sur les agrocarburants de deuxième génération, et notamment sur ceux produits à partir de microalgues cultivées qui permettent
d’espérer un rendement à l’hectare trente fois supérieur à celui du colza ou du tournesol, tout en préservant les terres arables.
Génération Ecologie demande également au gouvernement français, et en particulier à Jean Louis Borloo, de revoir son plan « biocarburant » qui se veut plus ambitieux que celui de la Commission européenne, avec 10 % de carburants d’origine
végétale dès 2015. Le Grenelle de l’environnement n’était qu’une étape. La France doit prendre toute sa part dans la promotion d’un développement plus durable.
Communiqué de Presse de Génération Ecologie que vous retrouvez sur le site de Yoann Gontier
Par Pierre Tebaldini
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Jeudi 3 avril 2008
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11:48
C’est une réelle ferveur qui entoure le texte autour des OGM. Il y a ceux qui brandissent à juste titre le principe de précaution et ceux qui appellent aux progrès
salvateurs pour notre planète.
Les doctrines sont aiguisées, les arguments affûtés, cela ne fait que commencer. Alors participons nous aussi à ce
débat.
Le « Grenelle de l’Environnement » mené avec brio par Jean-Louis Borloo, a conduit à un texte issu du consensus entre tous les participants. Les Sénateurs l’ont amendé fortement.
Résultat, le texte a changé. Les députés se sont emparés du débat hier. Et c’est maintenant à eux de proposer des amendements.
Sur le forme, on ne peut que regretter qu’un texte qui a été le fruit d’un travail intensif mené par les associations, les
syndicats, les scientifiques et le ministère de Jean-Louis Borloo soit ainsi modifié et dénaturé.
Sur le fond, les OGM est un sujet sensible.
- Les opposants rappellent à qui veut entendre que l’amiante était considérée sans risque à ses débuts et qu’aujourd’hui le
risque pour l’homme est enfin connu. De même, il pourrait y avoir un risque pour la terre, pour les animaux qui ne pourrait plus se nourrir de leurs plantes qui seraient repoussantes à leur yeux,
grâce à des nouveaux gènes : un réel risque pour la chaîne alimentaire.
- A l’inverse, on parle de progrès pour l’homme car nous pourrions produire plus et ainsi réduire la faim dans le
monde. Les pro-OGM parlent aussi d’un bien pour la planète grâce à l’arrêt des pesticides qui ne pollueraient plus les sols, ni les nappes phréatiques.
Aujourd'hui le risque n'est ni prouvé, ni écarté. De nombreux pays dans le monde pratiquent déjà la culture OGM, cela rajoute une vision économique au sujet. Existe-t-il une solution qui
convienne à tous ?Le nombre de bouche à nourrir augmentant tous les ans, comment faire ?
Par Pierre Tebaldini
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