Mercredi 3 septembre 2008
3
03
/09
/2008
11:44
Hugo Chavez, le président du Venezuela a annoncé soutenir la Russie dans le conflit qui l’oppose à l’occident. Bien sûr, M.Chavez aime provoquer
les Etats-Unis et il se lance dans des discours enflammés. Alors bien sûr, le Venezuela est un petit pays et nous pourrions imaginer que cela ne changera rien.
Mais regardons de plus près. Le Venezuela est l’une des plus grosses réserves de pétrole. Et son influence est grandissante au sein de
l’Amérique Centrale et du Sud. D’ailleurs le Honduras vient d’entrer dans l’ALBA (l’ALternative Bolivarienne pour les Amériques) qui regroupe le Venezuela, Cuba, la Dominique et le
Nicaragua.
Donc la Russie n’est pas si isolé que l’on pourrait le croire en lisant les journaux.
N’oublions pas que Chavez et Ahmadinejad sont en très bons termes et tous les deux en mauvais avec les Américains. Est-ce que les
ennemis des ennemis sont forcément des amis ? Mais une chose est sûre et certaine : Il y a énormément de pétrole et de gaz dans les pays qui sont de moins en moins proche des Etats-Unis
et de l’Occident.
Il est important pour l’Europe et la France de trouver une solution rapidement à ce conflit. Et pour une fois, je vais reprendre
M.Philippe de Villiers qui demande au « président Sarkozy de revenir à la vocation de la France, puissance d’équilibre ».
Par Pierre Tebaldini
-
Publié dans : International
0
-
Partager
Mardi 2 septembre 2008
2
02
/09
/2008
14:16
Après avoir déclarer que la Russie allait cherché à diversifier ses exportations, qui sont aujourd’hui fortement tournées vers l’Europe, le premier ministre russe allie les
gestes aux mots. Pour l’union européenne, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. Pour l’instant, il s’agit d’ accords avec l’Ouzbékistan.
Dans un premier temps, l’Ouzbékistan a accepté que son territoire soit traversé par un gazoduc transportant le gaz turkmène. Puis
c’est un accord militaire qui permet aux Ouzbeks de recevoir des armes et de l’armement derniers cris.
La Russie prouve que les menaces de gel de négociation entre Moscou et Bruxelles restent lettre morte. D’ailleurs, nous ne pouvons qu’apprécier l’ironie des Russes qui salue
« l’approche constructive » des pays européens dans les sanctions envisagées. Comme quoi les Russes sont vraiment forts quoi que l’on en dise.
Par Pierre Tebaldini
-
Publié dans : International
0
-
Partager
Lundi 1 septembre 2008
1
01
/09
/2008
12:50
Avant de juger la Géorgie ou la Russie sur leurs actes durant le conflit réfléchissons un peu et jouons à un jeu intéressant. Les deux scénarios ne sont que fiction
mais ils vont nous permettre de nous poser les bonnes questions.
Scénario 1 :L'Alsace et la Lorraine n'ont pas été rendu à la France et sont des Länder allemands. Ceux-ci veulent quitter le giron et se rapprocher voire fusionner avec la France. La tension
monte en Allemagne, et pour se prémunir des risques. Les régions signent des traités d'aide et de secours avec la France. Des manœuvres militaires ont lieu et un jour, l'Allemagne attaque
l'Alsace.
En tant que Français n'irions nous pas aider nos amis, les protéger ? Après une guerre éclair, nous voudrions assurer la sérénité pour nos alliées (qui pourraient intégrer le pays à terme) donc
nous ferions un zone tampon que nous contrôlerions.
Scénario 2 : L'Alsace et la Lorraine veulent prendre leur indépendance. Ils sont dirigés par des personnes non reconnus par le gouvernements français. Soutenus par l'Allemagne qui les soutient
fortement, les deux départements s'arment. Des Allemands viennent y faire des manœuvres militaires. En tant que Français laisserions nous une partie de notre pays partir ainsi ?
Dans le scénario 1 la France joue le rôle de la Russie et dans le 2 celui de la Géorgie. Alors qu'auriez vous fait à la place des Russes et des Géorgiens ?
Par Pierre Tebaldini
-
Publié dans : International
0
-
Partager
Lundi 1 septembre 2008
1
01
/09
/2008
10:43
Qu’attendre de la réunion européenne sur le conflit Russie – Géorgie ? L’Europe est divisée, fortement divisée
même.
Que l’on soit pro-russe ou pro-géorgien, on ne peut que reconnaître l’habilité du pays des Tsars au niveau international. Certes
l’occident condamne la réaction disproportionnée et le maintien de troupes mais ce n’est qu’une partie du monde. Même en Europe, les pays sont divisés sur la réaction à avoir.
Les pays de l’Europe de l’Est réclament à cor et à cri des sanctions fortes contre l’ancien occupant mais les pays de l’Ouest de
l’Europe sont plus nuancés. Il faut dire que les intérêts économiques sont importants. Et rompre avec la Russie n’arrangerait personne. Bien sûr, si l’Europe entière était capable de parler d’une
seule voix et d’agir de façon coordonnée alors la Russie pourrait s’inquiéter mais le tandem Medvedev – Poutine connaît bien la mixime : diviser pour régner.
L’Europe saura-t-elle faire face aux démons de la division qui l’habitent depuis toujours ?
Par Pierre Tebaldini
-
Publié dans : International
0
-
Partager
Jeudi 28 août 2008
4
28
/08
/2008
14:07
Le ministre des affaires étrangères est vraiment quelqu’un d’extraordinaire. Il a le culot de se féliciter de la mise en place d’un nouveau « centre de crise » renforcée au
Quai d’Orsay qui vient selon lui de prouver son efficacité et sa rapidité en Géorgie.
Il faut tout de même arrêter de prendre les gens pour des billes. Une intervention efficace lors d’un conflit c’est celui que l’on
arrive à éviter. Or les prémices du conflit étaient visibles. Dès le 1 avril, nous vous alertions ici http://pierre-tebaldini.over-blog.com/article-18343010.html et puis nous
avons renouvelé nos remarques, que vous trouverez ici le 6 mai http://pierre-tebaldini.over-blog.com/article-19339648.html
Durant tout le mois de Juillet, nous avons continué à voir des signes d’affrontements rapprochés. Alors comment se fait-il que le quai
d’Orsay n’ait rien vu ? Pourquoi ne pas avoir agit en amont du conflit pour tenter de le désamorcer ?
Alors oui il est important pour la France de revoir son organisation diplomatique afin que celle-ci soit plus efficace. La solution
est souvent dans l’anticipation même si cela est moins médiatique. La France a toujours joué un rôle important en politique international. Il faut que cela continue.
Par Pierre Tebaldini
-
Publié dans : International
0
-
Partager