International

Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 11:37

Jour après jour les dignitaires français s’expriment pour appeler les Irlandais à revoter. Après Nicolas Sarkozy qui souhaite voir les Irlandais retourner aux urnes, c’est Valerie Giscard d’Estain qui s’exprime en ce sens.

 

Certes l’Irlande ne représente qu’une part infime du nombre d’habitants de l’union européenne et le « NON » exprimé bloque le processus mais peut-on revenir sur les règles qui sont celles de l’Europe ?

 

Il y a deux solutions : soit on demande aux Irlandais de changer d’avis et de revoter (en gros, les bureaucrates européens marchent sur l’avis des habitants) soit on crée une Europe à 26 + 1 en expliquant aux Irlandais qui réintégreront les 27 lorsqu’ils auront dit oui. Angela Merkel a déjà exprimé son opposition à la seconde solution.

 

Cela semble logique pour beaucoup de dire aux Irlandais qu’ils gênent l’Europe et qu’il faut qu’ils se reprennent. Mais nos politiques réagiraient-ils pareil et apprécieraient-ils les réactions des dignitaires étrangers si la France refusait l’adhésion de la Turquie (c’est un exemple) alors que toute l’Europe la validait ?  Comment réagirions nous si la France était pointé du doigt et que tout le monde nous demandait de revoter ou parlait de nous mettre à part ?

 

L’Europe est arrêtée car elle est inaudible pour les électeurs et qu’ils ont l’impression que l’on ne s’intéresse pas eux. Changeons cela.

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : International
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /2008 13:07

L’Europe entière se lance dans des supputations concernant le résultat du référendum irlandais. Le vote a-t-il été faussé par le contexte international, économique ou autre ?

 

On ne peut répondre avec certitude.

 

C’est quand même préoccupant que la seule fois où le peuple a été consulté le résultat soit négatif. Il y a une scission entre les élus qui plébiscitent une construction européenne plus aboutie et les habitants qui regardent avec suspicion l’union européenne. Il n’est pas d’un côté ceux qui ont tort et ceux qui ont raison mais bien une vision à une échelle différente d’un projet aussi complexe que la construction européenne.

 

Il ne faut que les habitants se sentent déconnectés de cette Europe. Ils en sont partis prenantes mais ils ne la comprennent pas. Si l’on tente de refaire voter les Irlandais, on semblerait imposer au peuple une décision et ne pas respecter leur vote sauf si on fait voter l’Europe entière.

 

Dans un an, nous élirons nos députés européens. Pourquoi ne pas profiter de ce scrutin pour faire voter en même temps toute l’Europe sur un texte refondateur ? Cela est fort risqué et cela provoquerait sûrement une poussée des nationalistes au sein du parlement européen mais n’est-ce pas le seul moyen de créer une véritable légitimité à un texte.

 

Qu’en pensez-vous ?

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : International - Communauté : Génération Ecologie
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 13:39

A environ un an du renouvellement des députés européens, il est intéressant de se poser deux ou trois minutes et de réfléchir. Qu’est-ce que l’Europe ? Quels sont les véritables avantages de l’Union Européenne ? Quel est la finalité ?

 

L’Europe représente tellement de choses. Beaucoup d’espoir mais surtout beaucoup de critiques. Sont-elles fondées ? Non, il est toujours plus facile de faire porter les maux de la société à une institution qui ne se défendra pas et qui est trop peu connue des Français.

 

Faut-il que le Parti Radical se lance dans ces élections pour donner sa vision de l’Europe ? Si oui, faut-il parti seul ou en collaboration avec un autre parti ? La liste des partenaires potentiels est longue : UMP, NC, MoDem, PRG, GE, etc.


Et vous, seriez vous prêt à vous lancer dans cette campagne avec autant de volonté que s’il s’agissait de la campagne présidentielle ? Surtout que la gauche ne sera pas crédible, elle qui est tant divisée sur le sujet et que l’Europe n’intéresse que peu l’UMP. Prêt à bosser ?

 

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : International
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 17:33
Situation bientôt intenable pour les citadins pauvres et les ruraux éprouvés par la sécheresse

La situation humanitaire en Somalie se détériore rapidement du fait à la fois de la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires, de la forte dépréciation du shilling somali et de l’aggravation de la sécheresse, indique aujourd'hui la FAO.

Plus de 2,6 millions de personnes, ce qui correspond à 35 % de la population, ont besoin d’une aide d'urgence, soit 40 pour cent de plus qu’en janvier dernier.

L’augmentation des besoins s’explique principalement par la prise en compte supplémentaire de 600 000 citadins urbains devant affronter la flambée des prix des vivres et des denrées de base, selon une récente évaluation de l’Unité FAO d’analyse de la sécurité alimentaire en Somalie.

Le nombre de personnes qui ont fui Mogadiscio, la capitale, est également en hausse - plus de 20 % depuis janvier. Il s’établit maintenant à 855 000 personnes, ce qui porte à plus d’un million le nombre de personnes déplacées en Somalie.

Aggravation de la sécheresse

La situation est exacerbée par la grave sécheresse dans certaines parties du sud et du centre, ainsi que par une détérioration des conditions des parcours dans des zones du nord à cause d’une saison anormalement sèche.

Du fait du retard et de l’insuffisance des pluies saisonnières de la campagne Gu qui tombent généralement de mi-avril à juin, la récolte céréalière principale sera bien inférieure à la normale, ce qui donnera lieu à des pénuries et à de nouvelles hausses des prix des céréales produites localement.

Quelque 60 000 éleveurs, qui ont déjà souffert de deux saisons consécutives de précipitations insuffisantes, se trouvent en grave situation de crise alimentaire et de moyens d’existence.

On craint le pire pour la moitié de la population

“Si les pluies Gu sont nettement inférieures à la normale, si le shilling continue à se dévaluer, si la hausse des prix alimentaires se poursuit et si l’insécurité s’aggrave, 3,5 millions de personnes, soit la moitié de la population, pourraient être confrontées, d'ici la fin de l'année, à de graves pénuries alimentaires et de moyens d'existence ou à des conditions relevant de l'urgence alimentaire”, indique Cindy Holleman, Conseillère technique en chef de la FAO pour la Somalie. “La situation est extrêmement préoccupante”, souligne-t-elle.

Il faut s’atteler aux préparatifs de la planification des urgences pour garantir une intervention rapide et appropriée si le pire scénario devait se vérifier, ajoute Mme Holleman.

Niveau record des prix des céréales

Les prix des importations commerciales de riz et de la production locale de maïs et de sorgho, qui ont grimpé jusqu’à 375 % dans certaines régions au cours de la dernière année, sont à des niveaux historiques: deux à trois fois supérieurs à leur moyenne des cinq années précédentes.

La Somalie est un importateur net de céréales. En une année normale, environ 60 pour cent de ses besoins alimentaires sont couverts par les importations.

Compte tenu de la flambée des prix alimentaires à l’échelle mondiale, à laquelle s’ajoute la forte dépréciation du shilling somali de plus de 125 % par rapport au dollar des Etats-Unis au cours des quatre derniers mois, les prix des céréales importées en Somalie demeureront à des niveaux record et hors de portée de la plupart des ménages urbains pauvres.

Les citadins pauvres réduisent leurs achats de nourriture et passent du riz importé au sorgho produit localement qui est moins cher, mais qui viendra à manquer en cas d’échec de la campagne Gu. Ils sautent des repas et réduisent les dépenses non alimentaires telles que savon, kérosène, médicaments et frais de scolarité.

“En dépit de toutes ces stratégies d’adaptation, de nombreux ménages urbains pauvres n'ont pas de quoi acheter les biens de première nécessité, avec des déficits allant de 10 à 30 pour cent du coût total”, précise Mme Holleman.

L’insécurité entrave l’accès des secours humanitaires

Des mesures concrètes sont indispensables pour garantir aux organismes humanitaires un accès sûr aux zones de crise, souligne la FAO tout en faisant remarquer le danger croissant pour ces opérateurs.

Pourtant, il existe de nombreuses opportunités de remise en état et de redressement, selon Graham Farmer qui dirige les opérations de la FAO en Somalie depuis les bureaux de l'Organisation à Nairobi.

“La situation d’insécurité est un sérieux obstacle, mais cela ne nous a pas arrêtés”, indique-t-il, en ajoutant que les Nations Unies disposent d’environ 1 500 personnes en Somalie, dont plus de la moitié sont dans le pays en permanence.

Activités d’urgence

La FAO a assumé un rôle de chef de file pour la coordination et le suivi des interventions humanitaires dans le secteur de l’agriculture. L’Unité d’analyse de la sécurité alimentaire pour la Somalie fournit les informations les plus récentes sur la sécurité alimentaire et la nutrition et lance des alertes rapides pour améliorer la planification et l’intervention.

L’Unité FAO de coordination des urgences en Somalie met en oeuvre un programme d’urgence et de remise en état avec un budget global de plus de 35 millions de dollars pour les projets en cours afin d’aider les Somaliens à rétablir la sécurité alimentaire et leurs moyens d’existence.

Parmi les activités de la FAO figurent le soutien au secteur de l’élevage, c’est-à-dire la fourniture de services vétérinaires, la surveillance de la santé animale et la promotion de pratiques de sécurité sanitaire et de contrôle de qualité pour les produits de la viande; la remise en état et la diversification de l’agriculture par la promotion de pratiques de lutte intégrée contre les ravageurs, la fourniture de semences de qualité et le relèvement des infrastructures d’irrigation; l’assistance aux communautés de pêcheurs; et le soutien au secteur privé, par la mise en place de micro-entreprises associées aux produits agricoles, une formation et une aide à la création de liens sur le marché.

Accroître la production et les revenus

“On peut toujours apporter une aide alimentaire, mais il est tout aussi important d'injecter des fonds au profit de ces communautés”, affirme M. Farmer. “Il faut non seulement accroître la production, mais aussi les revenus et les moyens d’existence dans les zones rurales et périurbaines.”

Restaurer les canaux d’irrigation, par exemple, accroît les possibilités de production agricole mais aussi les biens des communautés, ajoute-t-il.

La FAO a lancé un appel pour 18 401 500 dollars destinés à l’aide d’urgence et au relèvement en Somalie en 2008. Jusqu’à présent, elle a reçu 3 789 000 dollars des Gouvernements de Suède et d’Italie.
Par Pierre Tebaldini - Publié dans : International
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 17:20

Au Mexique, une femme est emprisonnée, condamnée à 94 ans de prison. L’avocat en appelle à Sarkozy qui le reçoit. Si quelqu’un a perdu son chat, Nicolas est là. Par contre, pour prévenir un conflit armé entre deux pays voisins, nous ne voyons pas le président français.

 

Les deux pays se préparent, les troupes affluent d’un côté et de l’autre de ce qui sert de frontière entre la Georgie et l’Abkhazie. Un peu de géopolitique s’impose. L’Abkhazie n’est pas un pays, c’est une région de Géorgie qui a déclaré son indépendance avec le soutien de la Russie. C’est un peu comme si l’Alsace déclarait son indépendance avec le soutien de l’Allemagne.

 

Logiquement, cette déclaration n’a pas été reconnue ni par la Georgie, ni par l’ONU. Donc la Géorgie a continué à surveiller la zone. Sauf que cela fait déjà trois drones qui sont abattus. Donc les esprits s’échauffent.

 

Cette situation permet à la Russie qui est derrière l’Abkhazie et derrière l’Ossétie du Sud (autre région séparatiste) de montrer que la Géorgie n’est pas un Etat stable et qui lui est donc impossible d’intégrer l’OTAN.

 

 

Mais c’est vrai, la Géorgie, c’est moins important que d’aller récupérer 6 somaliens dans leur pays sans aucune autorisation. C’est moins médiatique. Sauf qu’en Europe de petits conflits localisés ont souvent débouché sur de grandes guerres.

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : International
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