Partager l'article ! Les jours passent et se ressemblent: Un matin c’est blanc, l’après-midi c’est noir. Avec le gouvernement de François Fillon, c ...
Un matin c’est blanc, l’après-midi c’est noir. Avec le gouvernement de François Fillon, c’est toujours pareil. Un secrétaire d’Etat (ou un ministre) s’exprime dans les médias. On attend une demi-journée et il est contredit soit par le ministre de tutelle, soit par le premier ministre.
Il faut reconnaître que c’est un peu confus. Même au sein du parti majoritaire, les députés sont surpris. Ce matin, Jean-François Copé parle d’un « grand cafouillage » sur le sujet de la carte de Famille Nombreuse.
Rappel des faits : la SNCF réalise un bénéfice d’un milliard d’euros. L’Etat contribue à hauteur de 70 millions pour la carte famille nombreuse. Dans cette période rigoureuse (et non de rigueur) le gouvernement cherche à faire des économies et annonce donc qu’il ne versera plus cette somme à la SNCF en considérant que ce n’était pas à l’Etat de payer les remises que le transporteur effectue à ses clients. Résultat, la SNCF annonce la fin de la carte famille nombreuse.
Alors un premier membre du gouvernement confirme cette annonce, ce qui provoque un émoi chez les associations de consommateurs, puis un second confirme mais annonce que la SNCF
continuera à faire des offres avantageuses pour les familles. Ensuite un député suggère de réserver cette carte aux plus défavorisés et Jean-François
Copé termine par dénoncer ce véritable boxon et se dit opposé à l’idée de conditionner la carte au
revenu. Maintenant, la subvention de 70
millions d’euros ne cesserait plus qu’entre 2009 et 2011.
Le président se tait, chaque parole lui faisant perdre une voix, et le premier
ministre, au Japon, fait la sourde oreille. Où va-t-on ?
C’est vrai que le sujet est compliqué : doit-on faire de ces réductions une aide familiale ou sociale ? De même, en ajoutant une condition de revenu, cela ne va-t-il pas désavantagé les classes moyennes qui ne bénéficient d’aucune aide ? Enfin, est-ce à la SNCF de payer la politique familiale de l’Etat ?