Depuis quelques temps on assiste, dans les médias, à des déclarations provocatrices voire incongrues, dans le seul but de choquer les journalistes et d’attirer ainsi leur attention sur soi.

 

Cette nouvelle maladie n’atteint pas seulement les membres du Gouvernement qui presque tous entrent en conflit avec des parlementaires ou avec d’autres membres du Gouvernement afin de sortir du lot, mais ce fléau médiatique atteint maintenant des journalistes qui donnent leur opinion d’une manière péremptoire au lieu de transmettre celle des spécialistes.

 

Après Bjorn Lomborg désavoué par l’Académie des sciences suédoise pour modification de résultats scientifiques voici que le célèbre animateur du « télé-shopping » Laurent Cabrol vient de publier un livre pour contredire les scientifiques sur la réalité du changement climatique en cours.

 

Qu’est–ce qui a bien pu amener cet animateur de TV a affirmer le contraire du comité scientifique mondial sur le climat (le GIEC)? Est-ce une compétence supérieure à celle de ces derniers ou une frustration personnelle vis-à-vis de collègues oeuvrant contre le réchauffement climatique comme, par exemple, le journaliste de météo Patrice Drevet ?

 

Quoi qu’il en soit, ce genre d’affirmations non vérifiées par des « panels scientifiques » comme le sont la plupart des résultats paraissant dans des revues scientifique sérieuses fait un tort considérable à la lutte contre le réchauffement de la Planète.

 

Il est dommageable pour la société toute entière que des individus possédant une reconnaissance médiatique se permettent d’affirmer n’importe quoi simplement pour être original, car nombre des détracteurs de l’écologie prennent prétexte de ces écrits pour refuser de faire un effort quelconque en faveur de l’environnement.

 

Il est temps que chacun revienne a son métier et qu’a une époque où l’on demande de plus en plus de spécialisation aux cadres et aux ouvriers on ne reconnaisse pas aux hommes politiques et aux journalistes une compétence universelle supérieure à celle des spécialistes ayant pour certain des dizaines d’années de formation et d’expérience dans leur domaine.

 

Génération Ecologie demande un peu plus de rigueur et un peu moins de  « peopolitisation » dans la conduite des affaires publiques.

Publié dans : Développement durable
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