Après avoir mis en place le principe de bonus – malus à l’achat et pour sauver ce système qui, à le défaut de trop bien fonctionner, Jean-Louis Borloo envisage d’annualiser le malus. Bien sûr, il ne s’agirait pas des mêmes sommes qu’à l’achat. Les véhicules visés sont ceux qui rejettent plus de 250 g de CO2 par km (soit 1,4% des achats de 2006).

 

Les associations d’automobilistes s’indignent. Et oui c’est vrai qu’il s’agit d’une taxe supplémentaire pour certains mais au lieu de s’insurger de la sorte, ne serait-il pas plus constructif de regarder de plus le dispositif.

 

A l’origine le dispositif bonus-malus devait être neutre pour les finances de l’Etat et donc pour la globalité des acheteurs de véhicules neufs. Il s’avère qu’aujourd’hui le dispositif penche fortement en faveur des automobilistes (200 millions d’euros). Or aucune association n’exprime son mécontentement.

 

Le gouvernement et Jean-Louis Borloo prévoient donc de revenir à l’équilibre afin qu’aucune des deux parties (automobilistes vs Etat) ne soient perdantes. Il y avait deux solutions : soit on baisse les dépenses (le bonus) soit on augmente les rentrées (le malus). Dans l’optique de vraiment favoriser l’environnement, la seconde option est la meilleure.

 

Par contre, attention à l’effet d’annonce. Une hausse des ventes de voitures neuves de voitures polluantes risquent d’avoir lieu avant le 1er janvier car les Français ne souhaiteront pas être à nouveau taxé.

Publié dans : Développement durable
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