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Il y a 6 jours, Javier Solana se déclarait « très inquiet » de la situation en Géorgie. Le diplomate en chef de l’Union Européenne réagissait
aux multiples accrochages qui ont lieu entre la Géorgie (soutenue par les Etats Unis) et les régions séparatistes, L’Ossétie du Sud et l’Abkhazie (soutenues par la Russie).
Comme d’habitude, le conflit originel n’est rien comparé aux enjeux qui intéressent les deux grandes nations. La Georgie est un lieu essentiel concernant le transport des matières premières énergétiques. Mais il y a d’autres raisons.
Le bouclier anti-missiles américain passe mal du côté de Moscou. D’ailleurs en réponse à l’accord américano-tchèque, la Russie prévoit de diminuer son exportation de gaz vers Prague. Et puis, il y a le Soudan, où Américains et Russes ont des intérêts divergents. Les Russes comme les Chinois s’opposeront sûrement au Tribunal International. Il y a aussi le Zimbabwe qui a vu la motion, présentée par les Etats-Unis (visant à punir le régime en place) rejetée (grâce aux Chinois ou aux Russes).
Les sources de conflits sont multiples. Mais revenons à la Géorgie qui désire intégrer l’OTAN ce que n’apprécie pas la Russie.
D’un côté, la Russie a lancé un exercice anti-terroriste auquel participe près de 8 000 hommes à quelques pas de la frontière avec la Géorgie. De l’autre, les Etats-Unis ont lancé en Georgie un exercice de près de 1 000 hommes visant à améliorer la coordination avec la Géorgie.
Voilà pour un petit point sur une crise qui n’intéresse que peu les médias français.