Où sont les grandes nations qui s’étaient émues fortement de la réplique russe disproportionnée ? Où sont les intellectuels qui critiquent l’usage de la force ? Les timides réprimandes des uns et des autres ne sont pas à la hauteur du drame humain qui se joue dans cette zone.

 

La bande de Gaza est un territoire complexe. Avec un densité de population très importante, plus de 3 800 habitants au kilomètre carré (112 pour la France), une population pauvre et une histoire emplie de guerres, de drames humains, les relations avec l’Israël ne sont des plus belles. A qui la faute ? La réponse n’existe pas.

 

D’un côté, il y a les arabes qui ont été chassé de chez eux pour créer l’Etat d’Israël après la seconde guerre mondiale pour que les Juifs puissent avoir un chez-eux (c’est bien comme cela que beaucoup de musulmans conçoivent la création de l’Etat hébreux). De l’autre, nous avons des femmes et des hommes qui n’y sont pour rien et qui subissent les foudres de tous leurs voisins.

 

Dans cette guerre entre David et Goliath, le bon sens est souvent absent. Les rancœurs d’hier sont souvent prépondérantes sur les avancées pour un futur en paix. Il est tout à fait légitime que les dirigeants israéliens souhaitent voir cesser les tirs de mortiers qui sont l’expression de la haine. Mais en tuant des civils, en rasant des maisons, en empêchant le commerce, le régime hébreux n’est-il pas en train de favoriser les extrémistes ? Ainsi le serpent ne se mord il pas la queue ?

 

Les moyens engagés sont-ils légitimes ? N’y a-t-il pas un moment où il est plus intelligent de ne pas répondre que de surenchérir dans la violence ?

Publié dans : International
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