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Notre Jean de la Fontaine national a écrit, il y a des années (au XVIIème siècle) une jolie fable appelée : Le petit poisson et le pêcheur. Cette fable est toujours
d’actualité et nombreux sont ceux qui tendent à demander toujours plus au lieu d’apprécier les avancées. Peut-être n’ont ils pas su apprécié le phrasé de l’écrivain ou point compris le sens des
écrits.
Voici le texte pour les gens qui ne le connaissent pas par cœur :
Petit poisson deviendra grand,
Pourvu que Dieu lui prête vie.
Mais le lâcher en attendant,
Je tiens pour moi que c'est folie ;
Car de le rattraper il n'est pas trop certain.
Un Carpeau qui n'était encore que fretin
Fut pris par un Pêcheur au bord d'une rivière.
Tout fait nombre, dit l'homme en voyant son butin ;
Voilà commencement de chère et de festin :
Mettons-le en notre gibecière.
Le pauvre Carpillon lui dit en sa manière :
Que ferez-vous de moi ? je ne saurais fournir
Au plus qu'une demi-bouchée ;
Laissez-moi Carpe devenir :
Je serai par vous repêchée.
Quelque gros Partisan m'achètera bien cher,
Au lieu qu'il vous en faut chercher
Peut-être encor cent de ma taille
Pour faire un plat. Quel plat ? croyez-moi ; rien qui vaille.
- Rien qui vaille ? Eh bien soit, repartit le Pêcheur ;
Poisson, mon bel ami, qui faites le Prêcheur,
Vous irez dans la poêle ; et vous avez beau dire,
Dès ce soir on vous fera frire.
Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras :
L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.
Transposons ce texte à l’actualité : le plan de relance. Les socialistes ont la chance de ne pas être au pouvoir et donc ils peuvent se permettre d’attaquer les annonces de Nicolas Sarkozy sous différents angles. Là, ils critiquent la prétendue faiblesse du plan de relance mis en œuvre par le gouvernement. Un peu plus de dépense et ils auraient attaqué au contraire les dépenses engendrées qui auraient creusés le déficit. Il y a un moment, il faut savoir se satisfaire des avancées !
Il y a le même problème avec la réforme du régime d’assurance – chômage. Hormis la CDFT qui semble accepter l’idée d’avancer à petit pas, les autres syndicats se sont braqués et, trouvant les avancées trop molles, préfèrent rester sur place en espérant un texte plus avantageux pour eux et plus onéreux pour les entreprises.
Alors, nous savons bien que toutes ces personnes veulent œuvrer pour les autres, mais il y a aussi un moment où il faut être réaliste.