Partager l'article ! L’Assemblée, est-ce une cour d’école ?: Parmi les plus beaux monuments de Paris, il y a le Palais Bourbon. Datant du XVIIIème siècle, ...
Parmi les plus beaux monuments de Paris, il y a le Palais
Bourbon. Datant du XVIIIème siècle, il abrite sur les joutes de l’Assemblée Nationale depuis l’après guerre. Enfin, cela commence à plus ressembler à une cour d’école qu’à une institution où
siège des élus. Lorsque ce ne sont pas les noms d’oiseaux qui volent, ce sont les huées, les brouhahas, qui tentent de couvrir les paroles de l’adversaire politique.
Les Français sont de plus en plus septiques vis-à-vis de la politique et on peut les comprendre lorsque l’on regarde un peu. Prenons l’exemple du projet de loi Hadopi. Il faut comprendre que le principe. Le groupe majoritaire s’arrange toujours pour être en surnombre par rapport aux minoritaires. Les députés ne sont pas élus seulement pour voter les lois mais aussi pour travailler en commission et pour être sur le terrain auprès des administrés.
Les socialistes ont joué le coup hier avec beaucoup de malice. Tapis dans un coin, ils ont laissé l’UMP juger des troupes nécessaires pour faire passer la loi et juste avant le vote, les députés PS ont fini leur parti de cache – cache et se sont montrés. A droite, on n’apprécie guère que certains ne respectent pas les règles prédéfinies. Mais que fait la maître ? Jean-François Copé assume ce contretemps et prend le recul, sûrement nécessaire, pour l’analyser. Au moins, cet épisode servira à tirer des leçons.
Les socialistes pourront attaquer le fait que le texte sera représenté pour être validé car le président estime que le texte est important. Dès que le résultat d’un vote ne correspond pas au désir présidentiel alors celui-ci demande un second suffrage (il y a eu le précédant du non irlandais au traité de Lisbonne). On peut comprendre alors que les Français s’interrogent sur l’utilité réelle du Parlement qui ne semble être qu’une chambre d’enregistrement des vœux élyséens. Or, la vérité est tout autre.
Espérons simplement que la coproduction parlementaire redonne vraiment les couleurs à des parlementaires lessivés de n’être que des pions. Peut-être qu’à ce moment les députés ne se sentent plus obligés de jouer les grands enfants ?