Les agressions, les rackets, les vols des petits-commerçants se multiplient dans certains secteurs. Etant donné les difficultés rencontrées pour braquer les banques, les malfaiteurs
se focalisent sur les lieux moins protégés. Le résultat n’est pas négligeable pour les commerçants, pour les habitants, pour la ville.
Lorsque l’on examine de plus près la situation, elle n’est guère réjouissante. L’entrepreneur a perdu de l’argent, du matériel mais aussi et surtout, il n’a plus confiance, il n’investit plus dans le secteur. Les événements créent aussi un sentiment d’insécurité donc les clients hésitent à consommer dans ces commerces. Résultat, les sociétés s’en vont et la ville perd de son intérêt.
Il n’y a pas de solutions miracles. Les commerçants ont besoin que l’on s’occupe d’eux. Ce n’est pas à eux de payer pour les manquements des collectivités contrairement à ce que peut dire Daniel Vachez, maire de Noisiel, qui les invitent à investir dans la vidéosurveillance alors que lui-même ne le fait pas dans sa commune.
Il faut une présence policière accrue sur le terrain, pour faire de la prévention de la délinquance et en même temps de la dissuasion. C’est le rôle de la police municipale. Il faut que les maires prennent leurs responsabilités sans la rejeter sur l’Etat. Et puis, il serait aussi sûrement bon d’envisager l’essai sur certains secteurs de la vidéosurveillance pour jouer ce rôle de dissuasion. Les résultats sur les communes équipées sont significatifs. Cela éviterait des moments douloureux comme ce week-end où un restaurant a encore été cambriolé puis saccagé dans le quartier du Luzard à Noisiel.
Il est temps que les élus arrêtent de pleurer et se donnent les moyens de lutter contre l’insécurité et pour la vie dans nos quartiers.