Partager l'article ! L’Islande pense à l’Europe: L’île fait rêver. A l’évocation du nom, nous pensons aux volcans, aux geysers. L’Islande, c’est aussi ...
L’île fait rêver. A l’évocation du nom, nous pensons aux volcans, aux geysers. L’Islande, c’est aussi un des pays qui a frôlé la faillite à cause de la
crise. Les Islandais viennent de changer de gouvernement et les nouveaux arrivés souhaitent proposer aux habitants d’adhérer à l’Union Européenne. A Bruxelles, le commissaire à l’élargissement
plaide pour un processus rapide d’adhésion.
La potentielle intégration de l’île de 320 000 âmes va-t-elle provoquer les mêmes polémiques que la Turquie ? Il ne semble pas. Les candidats aux parlements européens ne semblent pas réagir.
Géographiquement, l’Islande n’a aucune frontière terrestre. Reykjavik est à 2237 kilomètres de Paris à vol d’oiseau. Desservie en avion, il faut 3h30, dans les rares vols sans escale. Pour rappel, la Turquie est à 2260 kilomètres de Paris et à 3h20 en avion. Et bien qu’elle ait des frontières terrestres avec la Bulgarie ou la Grèce, de nombreux français considèrent qu’Istanbul n’est géographiquement pas en Europe. Qu’en sera-t-il pour l’Islande ?
Historiquement, l’île a connu la domination norvégienne pendant un cent ans (entre 1262 et 1380) puis a été annexé par le Danemark. L’indépendance date de la fin de la seconde guerre mondiale. Alors que la Turquie a une histoire fortement liée à l’Europe, avec l’existence de l’empire Ottoman entre le XIVème et la fin de la première guerre mondiale. Espérons simplement que certaines mauvaises langues n’appellent à rejeter l’Islande à cause des faibles liens historiques (si on les compare à ceux avec la Turquie).
Il est aussi possible que la diversité cultuelle joue en défaveur de la Turquie et que l’Islande ne connaîtra aucun souci vis-à-vis de son entrée dans l’Europe.
L’Islande a tout à gagner à intégrer l’UE, cette Europe qui protége. Que les personnes qui rejettent tant l’union se demandent pourquoi tant de nations tentent d’y entrer (Croatie, Islande, la Macédoine et la Turquie) ? Que les personnes qui rejettent tant l’union se demandent pourquoi tant de femmes et d’hommes recherchent l’appui solidaire de notre institution ? Tiens, une idée me vient en tête : et si l'Europe était un plus mais que nous nous en rendions pas compte ?