Partager l'article ! Enfants, victimes des parents ?: En période d’élection, il est surprenant de voir à quel point les hommes et les femmes politiques rebon ...
En période
d’élection, il est surprenant de voir à quel point les hommes et les femmes politiques rebondissent sur le moindre fait divers pour en faire une affaire d’Etat. Le dernier exemple en date, est
assez frappant : la convocation d’un enfant de huit ans à la gendarmerie pour y être entendu dans une histoire de bagarres à l’école.
Bien sûr, on peut s’époumoner et crier au scandale en prenant juste cette information. Mais lorsque l’on écoute les protagonistes de l’histoire, le regard sur l’affaire devient différent.
C’est l’histoire de deux enfants qui se battent à l’école. Les parents du premier veulent que cela cesse et interpellent les parents du second. Problème, ils ont l’impression de se heurter à un mur et menace de porter plainte pour faire réagir mais rien ne se passe. Donc ils souhaitent s’en remettre aux autorités et portent plainte.
Résultat, les gendarmes pour bien comprendre les tenants et les aboutissements de l’histoire ont entendu les deux garçons et leurs parents. Y a-t-il vraiment matière à polémiquer ?
Par contre, cette « affaire » est tout de même révélatrice de l’incapacité des gens à discuter entre eux, à trouver des solutions. Ce qui est triste, ce ne sont pas que des enfants se disputent à l’école, mais que des adultes, logiquement raisonnés et ayant du recul sur les événements, ne puissent agir de concert. En cette période où la communication virtuelle est poussée à l’extrême (mail, SMS, téléphone, vidéoconférence), le dialogue est-il devenu impossible ? Cela provoque une judiciarisation de la société, cela surcharge les tribunaux, les services de l’ordre.
Juste une idée bête, et si on se parlait ?