Lundi 15 juin 2009
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Le PS va mal. Ses ténors préfèrent éviter
certains sujets de peur de faire le jeu de la droite. Ils se pensent « moins légitimes que la droite pour parler de l’insécurité » ou de l’immigration. Par contre, ils se sentent
« plus forts sur les thèmes sociaux ». Pourtant, ce n’est pas si simple. La droite lance le RSA. Elle a aussi contribué fortement lors du gouvernement précédant aux projets de cohésion
sociale et à la relance de la création d’emploi (merci Jean-Louis Borloo).
Manuel Valls souhaite bousculer les idées reçues. Il veut créer une véritable force d’opposition capable d’aborder, sans démagogie, tous les sujets. Il demande
aussi la création d’un nouveau parti, plus grand que le Parti Socialiste dont le nom ne porterait plus de référence au socialisme qui serait capable de discuter avec le Modem, ce qui ne semble
pas le cas du PS.
L’idée est non seulement séduisante pour la gauche qui a un grand besoin de passer un cap mais aussi pour les Français qui pourraient assister à de véritables
débats d’idées et plus à des successions d’attaques non suivies de propositions.
La démarche du député-maire d’Evry est réellement intéressante et elle ne devrait pas être stigmatisée par les autres ténors d’un parti bien malade. Certes sur une
rose, il y a des épines qui piquent (les polémiques, les attaques) mais le parti socialiste devrait aussi penser aux pétales (les idées, les propositions, les débats) qui font la beauté de la
fleur.
Je ne peux que souhaiter à Manuel Valls un bon courage et beaucoup de persévérance.
Par Pierre Tebaldini
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Publié dans : Région
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