C’est un débat récurrent mais qui finit toujours
soigneusement rangé dans un placard. Pourtant, il ne faut pas être sorti d'une grande école pour comprendre que les personnes âgées vivent de plus en plus longtemps, que les retraités sont de
plus en plus nombreux. Et cela va perdurer car la science aide les hommes et les femmes à mieux vieillir et plus longtemps.
Mais la branche vieillesse de la Sécurité Sociale est déjà déficitaire de près 8 milliards d’euros cette année. Encore une fois. Le système n’est pas équilibré pour
le moment, et il sera encore plus bancal dans l’avenir.
Alors que fait-on ? Si on ne fait rien, le système va à un moment ne plus pouvoir fonctionner. Donc les retraités ne pourront plus toucher leurs pensions alors
qu’ils ont payé celles de leurs aînés. Ce serait la fin du système solidaire.
Il faut donc trouver de nouveaux financements ou du moins des pistes pour retrouver l’équilibre. Pour l’instant, 4 pistes apparaissent visibles : la
réduction des pensions, la hausse des cotisations, la hausse de la durée de cotisation ou le recul de l’age de départ à la retraite.
Réduction des pensions, c’est inimaginable.
Hausse des cotisations, cela va être très difficile à vivre pour les actifs qui subissent déjà les effets de la crise. Si chaque personne active cotise 1 euro par
mois de plus, cela ferait entrer 335 millions d’euro par an dans les caisses. Nous sommes bien loin d’équilibrer les comptes.
Hausse de la durée de cotisation alors ? En 2012, nous devrons travailler 41 ans pour toucher une retraite à taux plein mais cela ne sera pas suffisant pour
viabiliser le système. Continuer d’augmenter la durée de cotisation sera difficile sans augmenter l’âge de départ à la retraite.
Recul de l’âge de départ à la retraite ? Aujourd’hui à l’âge de 65 ans, le salarié peut prétendre à une pension calculée sans décote même s’il n’a pas
travaillé les 40 (ou 41 années). En repoussant cet âge, on pousse les gens à travailler plus longtemps pour profiter pleinement de leurs vieux jours.
Plus on repousse les décisions plus elles seront drastiques. Bien sûr, le sujet n’est pas vendeur, surtout lorsque l’on pense aux élections futures mais il faut
l’aborder sans tabou. L’un dans l’autre, nous serons amenés à travailler plus (pour gagner autant) donc que préférez-vous voir augmenter la durée des cotisations ou l’âge de départ à la
retraite ?
Enfin, il reste une autre solution, la fin du système par répartition mais est-ce vraiment souhaitable ?