Lundi 22 juin 2009
1
22
/06
/2009
17:48
A première vue, on pourrait croire que le
résultat d’Europe Ecologie a influencé grandement le discours du Président de la République. Et pourtant, ce n’est pas la première fois que l’on entend parler de cette « contribution
climat-énergie » ou « taxe carbone ». Nicolas Hulot avait lancé un pavé dans la mare pendant la campagne présidentielle en abordant le sujet.
Pendant le grenelle de l’Environnement porté par Jean-Louis Borloo, l’idée a été abordée et non rejetée. Et puis, en Janvier 2009, Nicolas Sarkozy a remis le sujet
sur la table.
Conformément aux dispositions de la loi Grenelle 1, une "conférence d'experts" sera organisée les 2 et 3 juillet pour étudier la faisabilité et les contours de
cette taxe. Et comme, le sujet dépasse les clivages traditionnels, elle sera animée par Michel Rocard qui considère cette réforme
« aussi révolutionnaire que la TVA ou l'impôt sur le revenu ».
Il ne s’agit donc pas d’une simple réaction à un résultat électoral. Mais dans le détail qu’est-ce donc cette contribution climat. Chaque produit que nous
consommons à un coût économique mais aussi un poids carbone. Nous pouvons le quantifier et donc le rendre payant pour rendre encore plus vrai l’expression pollueur - payeur. Il ne s’agit pas
d’augmenter la fiscalité au global car une partie de charge pesant sur le travail serait allégée.
Le projet est ambitieux même si les contours ne sont pas encore définis. Alors sortons des positions partisanes, et portons ensemble un vrai projet allant dans le
bon sens pour la planète, pour nos enfants.
Par Pierre Tebaldini
-
Publié dans : Développement durable
0
-
Partager