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Les péripéties au sein du parti
socialiste sont perpétuelles mais le vocable utilisé est tout de même très intéressant. Au sein du PS, ce sont créés ces derniers jours, pas moins de 4 clubs : Besoin de gauche
(P.Moscovici), L’espoir à gauche (V.Peillon), Répondre à gauche (F.Hollande) et le petit dernier A gauche, besoin d’optimisme ! (M.Valls). Outre le fait que chacun prépare ses
troupes pour 2012, il est surprenant de voir à quel point le terme : « gauche » revient à chaque fois. De l’autre côté de l’échiquier, il y a aussi des
clubs de réflexions : GénérationFrance.fr (JF.Copé), Réforme et Modernité (H.Mariton), Dialogue et Initiative (JP.Raffarin), France.9 (F.Fillon). Mince alors, aucune référence au
mot : « droite ».
Alors comment peut-on expliquer ce besoin des socialistes de se revendiquer de gauche ? Est-ce pour marquer une opposition vis-à-vis de la droite, qui elle ne se revendique pas de droite d’ailleurs ? Est-ce pour rassembler autour d’un mot et cacher le manque valeurs communes ?
Si l’on regarde les socialistes, certains rejettent encore le capitalisme et d’autres l’acceptent mais demandent que des limites soient fixées. De même, certains sont pour un Etat fort impliqué dans les entreprises alors que les socialistes (sous Jospin) détiennent le record des privatisations (pour près de 32 milliards d’euros en 5 ans). Si Ségolène Royal avait gagné, le RSA aurait été mis en place. Mais vu qu’il s’agit d’un gouvernement dit de « droite » qui lance cet outil pour favoriser la reprise du travail, la « maison commune » branlante trouve moyen de s’opposer à M.Hirsch.
La cohérence des idées, des valeurs est très relative. Le seul point qui pourrait définir « la gauche » serait-il l’opposition à Sarkozy ? Dans ce cas là, De Villepin et Bayrou sont « de gauche » mais ne le savent pas.
Les termes « gauche », « droite » ont-ils encore vraiment une signification ? L’important, ce n’est pas les mots mais bien les valeurs portées par les politiques et surtout les actes sur le terrain !