Partager l'article ! Les sondages mal interprétés: Bien souvent, les gens critiquent les sondages parce qu’ils influenceraient les lecteurs et seraient biaisés. ...
Bien souvent, les gens critiquent les sondages parce qu’ils influenceraient les lecteurs et seraient biaisés.
En réalité, le risque provient plus de l’interprétation des résultats. Prenons un exemple d’actualité : Des salariés radicalisent leurs actions. Donc l’Humanité demande à l’IFOP de réaliser un sondage. Retenons une seule
question :
Des salariés concernés par des plans de licenciement ou des fermetures de sites, ont menacé ces dernières semaines de faire sauter leur entreprise afin d’obtenir de meilleurs indemnités de licenciement. Face à ces comportements, vous diriez que ... ? Il y avait 3 réponses : A) Vous les condamnez 34% B) Vous les comprenez mais vous ne les approuvez pas 50 % C) Vous les approuvez. 16%
Les journaux titrent donc : Les Français comprennent les menaces. Mais en réalité, il faudrait dire : Les Français
comprennent mais n’approuvent pas les menaces. Dans le premier cas, on laisse supposer que les sondés approuvent alors que ce n’est pas la réponse donnée. Allons même plus loin. Le Figaro, qui est l’un des sites
d’informations les plus consultés, inverse totalement la réalité :
«
Si la moitié des personnes interrogées par l'Ifop disent comprendre les salariés qui menacent de faire sauter leur
entreprise, ils sont un tiers à ne pas les approuver. » (voir copie d'écran ci joint). Or si l’on regarde le sondage, entre ceux qui condamnent et ceux qui n’approuvent pas, nous arrivons à 84
%
Encore une fois, ce n’est pas le sondage qui est mal fait mais bien les interprétations.