Les socialistes ont
choisi de se lancer vers un objectif bien ambitieux : le non-cumul des mandats. Ambitieux, parce que les élus de la Rose (ils ne sont pas les seuls d’ailleurs) multiplient aujourd’hui les
fonctions, les mandats. Même au plus petit niveau, sans être parlementaires, ils arrivent à cumuler les émoluments.
Si je vous dis : Maire, Président d’une intercommunalité, Président d’un syndicat de gestion des déchets, vous pensez à M.Ricard, maire de Lognes, président du SAN,
Président du SIETREM. Si je vous dis : Maire, premier vice-président d’une intercommunalité, président du Conseil d’Administration d’EPAMARNE, Président de l'Amicale des Maires du canton de
Noisiel - Président de l'Association Française de Développement Urbain, vous pensez donc à Daniel Vachez, maire de Noisiel.
Cumulards ? Non à peine. Les vieilles habitudes vont être difficiles à perdre.
Maintenant, si le non-cumul des mandats conduit à des situations ubuesques où le parlementaire (par exemple) devient premier adjoint et prend toutes les décisions à
la place du maire, cela ne sert à rien. Il ne faut pas non plus qu’un non-élu prenne la décision à la place du maire élu (Corbeil-Essonnes par exemple).
Alors, oui l’idée est belle mais sera-t-elle réalisable ? Les élus ne vont-ils pas chercher (ou trouver) à contourner l’esprit de l’initiative ? Et si oui, est-ce
que le non-cumul est vraiment une valeur ajoutée ? Sûrement pour la politique car cela permet de voir de nouvelles têtes avec de nouvelles idées mais les parlementaires ne seront-ils pas
déconnectés de la vie locales et des problèmes rencontrés par les concitoyens et les élus locaux ?