Ces derniers jours, les leaders socialistes ont
eu quelques sursauts de lucidité. François Hollande a déclaré récemment « L’Etat n’est pas un tiroir-caisse. Il doit donner un sens, être capable aussi de préparer l’avenir: les retraites, la
dette, la mutation de l’appareil productif ». Mince alors, peut-être que nos amis vont alors arrêter de tout attendre du gouvernement.
Et puis, il y a aussi la déclaration de Martine Aubry, la première dame socialiste qui en a surpris plus d’un : « Je pense qu'on doit aller, qu'on va aller très
certainement vers 61 ou 62 ans. » en parlant des retraites.
Il s’agit d’un virage à 180 degrés très inattendu. Est-ce dû à une véritable volonté d’aller de l’avant, est-ce que les leaders socialistes se sont rendus compte que la population ne croyait plus
en des discours utopistes et démagogiques ? Et puis, il y a toujours une question de timming en politique, surtout à ce niveau. Pourquoi de tels propos maintenant ?
En effet, François Hollande et Martine Aubry aurait pu attendre le lendemain des élections pour s’exprimer surtout qu’il semble, à première vue, que ces phrases peuvent inciter la gauche de la gauche a voté soit pour le Front de Gauche ou pour le NPA aux élections. Mais d’un autre côté, il s’agit en même temps d’un appel du pied aux électeurs Modem qui se retrouveront dans ces phrases. François Bayrou voit ainsi venir les socialistes sur son terrain.
Après les débauchages de militants réalisés par Ségolène Royal, voici que les leaders socialistes vont-ils réussir le siphonage des voix du Modem ?
PS (c’est le cas de le dire) : le nouveau site du PS est plus sympa mais le nouveau logo est moyen. L’évolution du logo laisse présager d’une disparition de la rose à terme.