Parler des finances
publiques n’est pas très fédérateur. Tous ces chiffres plus faramineux les uns que les autres font tourner la tête à en perdre la raison. Les dettes et les déficits sont tellement abyssaux que
cela semble devenir banal, voire d’une importance mineure. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui souhaitent continuer à creuser encore la dette. D’ailleurs la réflexion d’Eric Woerth sur
l’aggravation de la situation financière de la France est inquiétante. Il a clairement énoncé que le creusement du déficit était « une arme anticrise » qui permet la relance.
Aie ! Le gardien de l’argent des Français devient dépensier. Il est d’ailleurs toujours plus facile de dépenser l’argent des autres.
Le problème est que nous sommes entrain de préparer la crise de demain en dilapidant l’argent de nos enfants (car ce sont bien eux qui payeront). Ils dépenseront tellement en remboursement d’emprunt qu’ils ne pourront faire face aux besoins et résultat il n’y aura plus aucune marge de manœuvre.
La situation peut sembler apocalyptique, irréaliste. Mais suis-je si loin de la vérité ? Regardons les villes du Val Maubuée par exemple. Elles ne peuvent plus
engager de travaux d’envergure (autres que ceux du quotidien) faute d’argent et cela malgré les aides de l’Etat. Résultat, on continue de remplir le seau percé. En apparence, il y a toujours de
l’eau mais au fond rien ne change vraiment et la facture s’annonce jour à après jour plus importante.