D’un côté, Brice Hortefeux souhaite le triplement du nombre de caméras de vidéo-protection, le développement des polices d’agglomérations. De l’autre, des députés UMP désirent donner la possibilité aux maires, qui le désirent, d’être informé de l'arrivée dans leur commune d'un condamné pour des faits graves: viol(s), agression(s) sexuelle(s), acte(s) de barbarie ou tortures.

Un autre amendement UMP propose de communiquer aux commissariats les noms et adresse de toute personne sortant de prison.

Certes, la sécurité des biens et des personnes est un droit inaliénable qui doit s’appliquer quel que soit le quartier où l’on habite mais stigmatiser toutes les personnes sortant de prison va-t-il permettre de leur faire retrouver le droit chemin ? Il ne faut pas se leurrer, toute la population sera vite au courant. Montrer du doigt les gens, qui viennent de payer leur dette, comme des parias ne permettra pas de les intégrer dans la société. Ils seront alors mis à l’écart et donc ils n’auront rien à perdre.

Faut-il alors limiter cette mise à l’index aux condamnés pour les faits énoncés plus haut ? Que va faire le maire ? Va-t-il mettre en quarantaine le quartier où habite l’ancien criminel ?

A mon humble avis, il faut surtout retrouver les forces de l’ordre dans la rue, dans nos quartiers. La vidéo-protection peut être un outil utile dans certains quartiers tout étant évidemment associé à la prévention.

Publié dans : National
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