Depuis quelques semaines, il se
murmure au sein du Parti Socialiste que Benoit Hamon viendrait s’installer en Seine et Marne. Oui vous avez bien lu. Il s’agirait d’un parachutage en vue des régionales. Il se disait qu’il
conduirait la liste départementale à la place de M.Planchou. C’est dire à quelques les socialistes voulaient voir le maire de Chelles poursuivre à la région.
D’après le parisien de ce matin, il semblerait qu’ils ne s’agissent que de rumeurs. L’équipe de M.Planchou dément tout comme l’entourage du porte – parole du PS,
mais le secrétaire départemental du PS, Emeric Bréhier, n’est pas aussi catégorique.
Le PS a plusieurs problèmes. Le bilan du conseil régional n’est pas bon surtout en matière de transport et de fiscalité mais surtout il n’y a aucun moteur en Seine
et Marne. Il n’y a pas de personnes charismatiques. Les socialistes sont à la traine, leurs divisions laissent des traces indélébiles et encore heureux que les Sarkozy jouent un coup fumant dans
les Hauts de Seine pour remotiver les adhérents de la rose.
Que Benoît Hamon vienne en Seine et Marne ou pas, il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de fumée sans feu et que si le PS s’interroge sur la liste départementale
en Seine et Marne c’est qu’à l’heure actuelle, elle ne donne pas satisfaction. A la place de M.Planchou je ne sais pas comment je prendrais le message de la direction du parti.
La suite de cet épisode ? En décembre, mois où meneurs départementaux seront désignés.
Alors que le Conseil Général a
tendance à augmenter, année après année, ces frais de communication, de réception (Vincent Eblé ne se refuse rien), il vient de décider de laisser tomber les jeunes en difficulté. Pour réaliser
de grandes opérations marketing, appelés « Festival », la gauche est capable de trouver de l’argent mais pour remettre le pied à l’étrier aux jeunes déscolarisés alors là, il n’y a plus
personne.
Vincent Eblé, dans sa grande générosité, vient de supprimer les subventions aux missions locales qui s’occupent des jeunes âgés de 16 à 25 ans, sortis du système scolaire et à la recherche d’une insertion professionnelle.
En cette période de crise, il est réellement difficile de comprendre que le conseil général se désengage de la politique d’accompagnement vers l’emploi. Rappelons
tout de même que les jeunes de moins de 25 ans sont les plus touchés par le chômage et la pauvreté. C’est bien joli de vouloir faire de grands événements culturels mais le faire sur le dos des
aides pour les plus pauvres est détestable.
Nous ne pouvons l’accepter !
Je vous invite à lire l’article du Parisien sur le sujet
A la première lecture du plan de relance du gouvernement, les élus seine-et-marnais avaient déploré certaines lacunes et le faible nombre de projets portés. Il faut dire que le
département manquait cruellement de chantiers prêts à être mis en œuvre rapidement. Avec le temps, des projets sont repris et vont être lancés. Mais le 77 reste en retrait par rapport aux autres
départements de la région qui ont réagi plus rapidement.
1 milliards d’euros seront investis au niveau de la région.
En Seine et Marne, 19 millions d’euros de l’Etat seront mis sur la table. Une partie sera consacrée à l’accélération des programmes de rénovation urbaine. Les habitants apprécieront sûrement voir leurs conditions de vie s’améliorer. Plus de 2 millions d’euros seront investis pour l’université de Marne-la-Vallée et plus 1 millions pour les voies navigables du Loing.
Entre les investissements et le remboursement anticipé de la FCTVA auquel ont souscrit de nombreuses collectivités seine-et-marnaises (263 pour un montant total d’investissements de près de 829 millions d’euros), on peut s’attendre à de véritables avancées pour les habitants (sauf si tout est investi dans des ronds points) on peut difficilement dire que le gouvernement n’agit pas pour les politiques locales.
Il faut aussi et surtout que les collectivités aient de véritables projets pour bénéficier aux mieux de ces mesures or certaines gèrent les problèmes quotidiens sans anticiper les problèmes à venir et n’ont donc aucune ambition pour leur commune.
C’est un éternel recommencement. La politique politicienne est une fois de plus la priorité de du Parti Socialiste du département. Au lieu de faire le
tour des entreprises, d’anticiper les problèmes que rencontrent les sociétés et qui font peser un doute sur l’emploi des Seine et Marnais, les élus de la rose ne se préoccupent que de leur poste,
de leur mandat. Ils connaissent bien le dicton : Charité bien ordonnée commence par soi-même.
Que les polémiques sur le redécoupage sont futiles, tellement prévisible. Aujourd’hui les socialistes n’ont aucun député sur le département. Pensent-ils vraiment qu’un redécoupage va leur donner la majorité ? Candide, ne semble pas être qu’un personnage d’un chef d’œuvre de Voltaire.
Ne serait-il pas plus intéressant de relancer les dépenses publiques dans le département dès aujourd’hui pour éviter que
d’autres entreprises connaissent des difficultés et soient obligées de licencier ? Les leviers d’améliorations sont nombreux et variés :
- Installation de
vidéosurveillance (pour la sécurité)
- Privilégier les circuits courts
pour l’alimentation (il faut aider nos agriculteurs) dans nos écoles, collèges et lycées
- Mise en place de nouveaux
équipements (relance du BTP)
Les communes pourront se faire aider du conseil général, celui-ci vient d’augmenter scandaleusement ses revenus. Par contre, il faut se dépêcher car sinon les frais de fonctionnement absorberont tous ce surplus d’argent. Cela permettra de justifier la hausse excessive des impôts dans le département
En temps de crise, les Français n’attendent pas des politiques qu’ils ne se regardent que le nombril.
Vous le redoutiez, Vincent Eblé l’a fait. La Seine et Marne est le département qui augmente le plus la taxe d’habitation de la région cette année. Le Conseil Général a mené ses
administrés avec brio vers cette augmentation, la 3ème en cinq ans. Grâce à une gestion admirable, nous
aurons le droit de toujours payer plus et pour cela nous devrions féliciter le conseiller général du canton de Noisiel.
Souvenez-vous de la belle et coûteuse campagne de communication orchestrée autour d’une prétendue dette de 75 millions d’euros de l’Etat. Même le président du Conseil Général avouait que l’Etat ne devait rien mais qu’il s’agissait de la dette depuis 5 ans qui aurait du s’accumuler si les choses avaient été bien faites. Il s’agirait d’un mauvais calcul de la charge du RMI. Si le CG estimait que le calcul était déficient, il pouvait se lancer dans l’expérimentation du RSA ce qui remettait les choses à plat. Mais non, il ne l’a pas fait.
Le Conseil Général du 93 réclame lui la simple somme de 500 millions d’euros. En plus, nous le savons, ils ont été touchés par des emprunts toxiques et pourtant, ils n’augmentent les impôts « que » de 7 %. Alors peut-on croire que notre augmentation de près de 9% de la part du CG dans notre taxe d’habitation est justifiée par cette prétendue dette de 75 millions ? Non. Il s’agit simplement du reflet de la gestion très aléatoire de notre département.
Il y a des titres qu’il serait bon d’éviter !