Citoyenneté

Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 14:47

Après 10 jours de congés avec ma femme, mon enfant et mes amis, je reprends le chemin de la civilisation et des informations. Aujourd’hui Eric Besson lance un grand débat sur l’identité nationale. La question est « Pour vous qu’est-ce qu’être Français ? » et ne semble pas être polémique. Mais bien que le sujet soit intéressant, la période choisie pour lancer une telle opération (avant les élections régionales) laisse présager d’un coup politique plus que d’une volonté de mener les débats sereinement.

 


En prenant le dictionnaire, j’ai découvert que les Français étaient les habitants de France. Mais, j’imagine que si un ministère a été créé pour définir et sauvegarder l’identité nationale c’est qu’être Français ne se résume pas qu’au droit du sol. C’est vrai, dans de nombreux pays, les habitants ont un esprit plus patriotique que le notre. Ils connaissent tous les symboles de leur nation. Mais connaître la Marseillaise par cœur, la signification du drapeau (bleu, blanc, rouge), le rôle de la Marianne, la devise (Liberté, Egalité, Fraternité) et toutes les institutions permet-il de devenir Français ?

 


Non. On peut connaître la théorie mais ne pas la mettre en application. En effet, notre devise qui nous est chère, ne doit pas rester sur le parvis de nos mairies, mais elle doit être concrète. Liberté ! Oui, à cette notion qui nous permet d’agir en fonction de nos envies, de nous exprimer, de penser. Cela semble tellement évident pour nous mais cela ne l’ai pas dans de nombreux pays.

 


Egalité ! Ce mot qui nous rappelle que nous sommes tous égaux, malgré nos différences. Tous égaux vis-à-vis de nos devoirs mais aussi de nos droits. Nous devons poursuivre nos efforts pour que les passe-droits n’existent plus. Fraternité ! C’est important la Fraternité. Le système français (retraite, maladie, etc..) est basé sur cette notion d’entraide. Si Fraternité rime bien avec solidarité, il ne se marie pas bien avec assistanat.

 

Nous pourrions rajouter la notion de laïcité qui permet à chacun d’exercer son culte librement tant que cela se fait sans prosélytisme. On ne doit pas pointer un homme du doigt parce qu’il pratique une religion.

 


Le but n’est pas de gommer les différences mais bien de vivre tous ensemble selon les principes de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité. Ce sont ces valeurs que des hommes ont défendues au péril de leur vie que nous devons inculquer à nos enfants mais le comprendront-ils alors qu’aujourd’hui ils sont européens ?

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : Citoyenneté
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 13:26

Pour info, voici les résultats des élections sur le département :


Inscrits

818 302

%

 

Abstentions

513 612

62,77

 

Votants

304 690

37,23

%

Blancs ou nuls

10 817

1,32 

3,55

Exprimés

293 873

35,91 

96,45

 

Liste conduite par

Voix

% Exprimés

M. Jean-Michel DUBOIS (LFN)

19 475

6,63

M. Farid GHEHIOUECHE (LAUT)

162

0,06

M. Jean-Marie JULIA (LAUT)

888

0,30

M. Gaspard DELANOE (LAUT)

67

0,02

Mme Rolande PERLICAN (LEXG)

102

0,03

Mme Sabine HEROLD (LDVD)

249

0,08

M. Patrick COSSERON DE VILLENOISY (LAUT)

172

0,06

M. Alain MOURGUY (LAUT)

217

0,07

M. Jean-Marc GOVERNATORI (LAUT)

11 658

3,97

Mme Elisabeth BARBAY (LAUT)

343

0,12

M. Axel DE BOER (LAUT)

614

0,21

M. Daniel COHN BENDIT (LVEC)

49 934

16,99

M. Michel BARNIER (LMAJ)

86 729

29,51

M. Jean-Pierre ENJALBERT (LDVD)

7 611

2,59

M. Omar SLAOUTI (LEXG)

12 522

4,26

Mme Annick DU ROSCOAT (LDVD)

1 453

0,49

M. Jean-Pierre MERCIER (LEXG)

3 116

1,06

M. Jean-Luc PASQUINET (LDVG)

114

0,04

M. Dieudonné MBALA MBALA (LAUT)

2 855

0,97

M. Alain DUCQ (LDVG)

88

0,03

M. Jérôme RIVIERE (LDVD)

12 543

4,27

M. André LOCUSSOL (LAUT)

142

0,05

Mme Françoise CASTANY (LAUT)

3 487

1,19

M. Patrick LE HYARIC (LCOP)

16 740

5,70

Mme Marianne RANKE-CORMIER (LAUT)

47

0,02

M. Harlem DESIR (LSOC)

38 669

13,16

Mme Marielle DE SARNEZ (LCMD)

23 876

8,12

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : Citoyenneté
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 10:52

En période d’élection, il est surprenant de voir à quel point les hommes et les femmes politiques rebondissent sur le moindre fait divers pour en faire une affaire d’Etat. Le dernier exemple en date, est assez frappant : la convocation d’un enfant de huit ans à la gendarmerie pour y être entendu dans une histoire de bagarres à l’école.

 

Bien sûr, on peut s’époumoner et crier au scandale en prenant juste cette information. Mais lorsque l’on écoute les protagonistes de l’histoire, le regard sur l’affaire devient différent.

 

C’est l’histoire de deux enfants qui se battent à l’école. Les parents du premier veulent que cela cesse et interpellent les parents du second. Problème, ils ont l’impression de se heurter à un mur et menace de porter plainte pour faire réagir mais rien ne se passe. Donc ils souhaitent s’en remettre aux autorités et portent plainte.

 

Résultat, les gendarmes pour bien comprendre les tenants et les aboutissements de l’histoire ont entendu les deux garçons et leurs parents. Y a-t-il vraiment matière à polémiquer ?

 

Par contre, cette « affaire » est tout de même révélatrice de l’incapacité des gens à discuter entre eux, à trouver des solutions. Ce qui est triste, ce ne sont pas que des enfants se disputent à l’école, mais que des adultes, logiquement raisonnés et ayant du recul sur les événements, ne puissent agir de concert. En cette période où la communication virtuelle est poussée à l’extrême (mail, SMS, téléphone, vidéoconférence), le dialogue est-il devenu impossible ? Cela provoque une judiciarisation de la société, cela surcharge les tribunaux, les services de l’ordre.

 

Juste une idée bête, et si on se parlait ?

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : Citoyenneté
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 13:11

La violence est-elle en train de gagner la société française. Plusieurs exemples tendent à nous le faire croire. Dans les établissements scolaires, des faits divers nous invitent à nous questionner. Que se passe-t-il ? Comment refaire de l’école un sanctuaire ? En fouillant les élèves, en plaçant les des portiques aux entrées des collèges et des lycées, en interdisant les couverts à la cantine et les ciseaux en cours ? Le jour où un élève tapera un professeur avec une chaise, interdirons nous les chaises ?

 

De même, des fusils mitrailleurs ont été utilisés contre les forces de police à la Courneuve. Est-ce une nouvelle que des armes automatiques circulent dans les cités ? Non. Pourtant l’arme qui servait surtout de dissuasion devient un instrument d’attaque contre les forces de l’ordre.

 

Dans les deux cas, il s’agit d’un rejet de l’autorité, celle des professeurs et celles de l’Etat. Bien sûr, il faut de la répression, de la présence sur le terrain. Le Maire de la Courneuve (PC) confirme que la destruction imminente d'une des barres de la cité et la pression de la police font « perdre une partie de leur territoire aux trafiquants » et « augmente les tensions ». Il ne faut nullement céder. Il ne doit pas y avoir de zone de non droit.

 

Mais il faut aussi agir en amont, en réalisant de la prévention, en parlant avec les jeunes. Au lieu d’appeler à la haine de l’autorité comme le font certains partis dans les universités, dans les usines, dans les lycées, nous devrions tous travailler ensemble pour condamner tous les actes de violence, et surtout prévenir.

 

Associons prévention et répression pour ne tomber dans une banalisation de la violence. Mais comment faire pour que des armes par fonction ou par destination ne soient utilisées par des jeunes ?

 

Personne ne gagne lorsqu’un enfant agresse un professeur ou quand un jeune tire à l’arme automatique sur les policiers.

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : Citoyenneté
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 13:22

Le droit de vote est fixé à 18 ans mais l’on ne peut se présenter aux élections législatives ou présidentielles qu’à 23 ans. Par contre, on pourrait avoir une région ou Paris dirigé par un jeune tout juste majeur. Donc pour corriger cette étrangeté, deux députés présentent un projet de loi pour abaisser l’âge minimum requis.

 

Passera-t-elle ? Nous le verrons. Peu, très peu de jeunes sont présents à l’Assemblée Nationale. Le plus jeune est Olivier Dussopt, qui va avoir 31 ans. Ils ne sont que 15 à avoir moins de 40 ans actuellement. Cela représente que 2,6 % des députés. C’est peu représentatif de la population française. Il serait bon d’augmenter ce nombre.

 

La question simple, peut-on croire qu’un parti pourra proposer une circonscription gagnable à un jeune de 18 ans ? Les 25 – 30 ans ont déjà un mal fou à réussir à se placer donc les néo-majeurs risquent vraiment de connaître des difficultés. Sauf, si un parti propose une place à un jeune pour créer un effet d’appel. Le problème est qu’il ne sera pas là en fonction de ses compétences mais pour son âge. Ce serait tout de même triste, non ?

 

Si l’abaissement de l’âge est symbolique, dans les faits cela ne changera pas grand-chose : combien, à 18 ans, sont maires, président d’un conseil général ou régional ? Si la valeur d’une personne n’attend pas le nombre des années, il semblerait tout de même l’expérience prédomine beaucoup en politique. Peut-on dire trop ? Les politiques écoutent-ils vraiment la jeunesse ?

Par Pierre Tebaldini - Publié dans : Citoyenneté
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  • : Le blog de Pierre Tebaldini, conseiller municipal à Noisiel, relate une vision centriste de l'actualité nationale et locale. D'une génération où l'écologie est importante, il prend le parti radical de changer les choses en Seine et Marne.
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