Le président
B.Obama vient de gagner le prix Nobel pour la paix. Dans le monde entier, les félicitations pleuvent. Mais au fait : il a fait quoi Obama pour obtenir ce titre prestigieux et succéder ainsi à
Martti Ahtisaari qui œuvrait depuis plus de trente ans pour la paix dans la monde ? Le titre lui a été remis « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et
la coopération entre les peuples ».
Autant, j’avoue apprécier son action internationale, autant j’admets être fort surpris de cette annonce. Lorsque l’on pense aux hommes et aux femmes qui se sont battus pendant des années pour
changer les choses, on peut s’étonner du résultat de la délibération du jury. Rappelons-nous de Nelson Mandela, Yasser Arafat, Shimon Peres, et Yitzhak Rabin.
Concrètement qu’a-t-il fait ? A-t-il ratifié un seul accord de paix ? Est-il intervenu pour éviter une guerre ? A-t-il retiré ses troupes d’Irak ou d’Afghanistan ? Pour l’instant, non et c’est bien normal. Rien ne peut changer en un simple coup de baguette. Nous n’avons pas encore vu les effets de la politique du président américain en poste depuis moins d’un an.
Il gagne son titre en partie grâce à sa déclaration sur un monde sans armes nucléaires. Mince alors l’année prochaine le jury récompensera Miss Tartapion car elle aura déclaré qu’elle souhaitait la paix dans le monde.
Bien que je trouve que le titre aurait pu être décerné à d’autres personnes, je tiens malgré tout à souhaiter bon courage au Président des Etats-Unis car la tâche
qui l’attend est vraiment délicate.
Bien souvent, j’interviens pour
parler de la Somalie. Pourquoi ce pays en particulier ? D’autres méritent des attentions mais celui-ci a une valeur symbolique forte à mes yeux. Je me souviens, j’étais en 6ème lorsque
que l’on m’a parlé de l’opération d’aide aux Somaliens. Je me rappelle avoir demandé à ma mère un kilo de riz pour le faire envoyer sur place. Avec mon cœur, j’espérais que mon apport changerait
la vie des habitants sur place.
Hélas, de nombreuses années sont passées mais rien n’a changé. Les gens continuent à s’entretuer, à mourir de faim. Des bandes armées s’attaquent aux bateaux qui
naviguent près des côtes. Ah, là, la communauté internationale, voyant ses intérêts en danger, a décidé d’agir et a envoyé des navires de guerre pour protéger le trafic maritime.
Mais à l’intérieur du pays, que fait-on ? Il n’y a pas d’intérêts économiques donc peu de personnes s’y intéressent. La France a envoyé des conseillers en sécurité
intérieur auprès du président somalien mais celui aura besoin de plus.
Le groupe islamiste radical Al-Chabab avait averti le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau politique des Nations unies pour la
Somalie (UNPOS) et le Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies (UNDSS) qu'il les considérait maintenant « comme des ennemis de l'Islam » et leur avait interdit de poursuivre
leurs opérations en Somalie. Depuis, les extrémistes ont pris d’assauts les permanences de ces organisations dans deux villes.
Va-t-on laisser les extrémistes ériger des règles totalement arbitraires et contraire à l’intérêt des populations ? Va-t-on laisser ces hommes prendre le pouvoir en
Somalie avant de réagir ? Dans certains pays, les forces internationales ont réagi pour moins que cela, alors qu’attendons-nous ?
Des hommes, des femmes et des enfants sont blessés, violés, tués chaque jour à cause de notre silence honteux et de notre inaction complice. Ah si la Somalie était productrice de pétrole, les
choses seraient bien différentes. La Somalie brûle et nous regardons ailleurs.
Dans la lutte à la candidature en 2012, certains
ténors placent leurs billes. DSK a avoué qu’il laisserait tomber Washington pour Paris si les socialistes le lui demandaient. Mais il ne veut pas passer par des primaires. Et oui, encore un qui
rêve d’être le sauveur qui arrive après le combat.Retrouvez le site du PNUD http://www.undp.org
Il y a quelques jours, les commentateurs politiques
parlaient de D-Day de l’écologie en évoquant le résultat des élections européennes de dimanche. Les urnes indiquent certes une volonté mais tant que cela ne se concrétisent pas sur le terrain,
dans la réalité, il faut savoir raison garder.
Il s’agissait de l’épouvantail que certains
ont agité lors de ces élections européennes. Allions nous (oui nous car l’Europe c’est nous) autoriser la fabrication de vin rosé par le mélange de vin blanc et de vin rouge comme cela se
fait en Australie, en Argentine ou en Afrique du Sud ?