Depuis
l’élection de Nicolas Sarkozy, nous sommes entrés dans une période où l’émotionnel dirige tout. Un fait divers entraine une loi, un décret ou une mission de réflexion dans les jours qui suivent
sans prendre le recul nécessaire à la réflexion. Les événements de Saint Aignan n’échappent pas à la règle. Le président a choisi d’organiser une grande réunion, au sujet des Roms et des gens du
voyage, qu’il a d’ailleurs annoncée aux médias en parlant de la « guerre » à la délinquance.
Evidemment le parallèle a fait réagir les gens du voyage qui ne peuvent accepter d’être assimilés à des délinquants.
Il faut reconnaitre que lorsque l’on parle des gitans, c’est toujours pour évoquer les problèmes engendrés par leur présence. Cela me fait un peu penser aux banlieues dont on ne parle que lorsqu’il y a des voitures brûlées, des affrontements entre la police et des casseurs, etc… C’est vrai que nous avons toujours tendance à ne retenir que les mauvais moments, que les mauvaises facettes.
Pourtant, comme dans les banlieues, les campements des Gens du Voyage recèlent de valeurs qui font parfois défaut au reste de la population : l’entraide par exemple. Certes les groupes sont souvent fermés mais une fois que l’on y est entré, les gens se comportent comme s’ils appartenaient tous à la même famille. N’ayons tout de même pas un regard angélique car comme dans tous les groupes, il y a des personnes nocives, nuisibles pour la communauté comme pour le reste des citoyens.
Il faut tout de même bien séparer les Roms et les Gens du Voyage. Les Roms ne sont pas originellement des personnes qui voyagent. Quittant leur pays, elles viennent s’installer en France, mais n’ayant pas les moyens d’acquérir un logement, elles s’installent dans des camps qui ressemblent plus à des bidonvilles qu’à des campings.
Par contre les Gens du Voyage sont Français depuis des années et des années, contrairement à ce qu’à dit Luc Chatel. Ils circulent sur les routes depuis des générations. Mais le poids de l’âge et les difficultés quotidiennes ont conduit certaines familles à se sédentariser.
Bien sûr, il faut parler de la délinquance avec les Gens du Voyage et les Roms mais cela doit se faire dans une logique territoriale et non communautaire. Les lois de la République s’appliquent bien à tous que l’on soit parisien, banlieusard, provincial ou Gens du Voyage et même aux maires qui n’ont pas encore créé les aires d’accueil des Gens du Voyage comme cela a été défini en 2000.
Si cette réunion aborde les sujets des aires d’accueil inexistante ou pas, il faudra regarder les lieux d’implantation. On ne peut pas s’étonner que certains campements sauvages fleurissent alors que des aires d’accueil sont vides étant donné qu’elles sont situées soit dans des lieux quasi inaccessibles, soit dans à des endroits où nous ne mettrions nullement nos enfants (à proximité d’une déchetterie, d’un incinérateur, sous des lignes hautes tensions, etc…).
Cette réunion sent surtout le coup médiatique en réponse aux événements de Saint Aignan.
De la méconnaissance de l’autre nait la peur alors essayons de nous connaitre.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager

Que la vie politique
est épineuse quand elle devient, à ce point, malveillante. Les uns accusent, les autres réfutent et menacent et pendant ce temps là, certains se frisent les moustaches alors qu’ils agissent aussi
de la sorte mais qu’ils ne sont pas sur le devant de la scène. Les campagnes électorales, les tracts, les affiches coutent énormément. C’est une certitude.
L’argent ne fait pas le bonheur mais peut-il faire une élection ? Voilà la question que va poser le juge à Madame Sylvie Andrieux (député et conseillère régionale PS). Elle est
soupçonnée d’avoir financé par le biais d’associations fictives l’achat de voix pendant différentes élections. 700 000 euros auraient été versés, entre 2005 et 2007, à des associations qualifiées
de «coquilles vides», dans le cadre de la politique de la ville, une des délégations de Sylvie Andrieux, à la région, apprend-on dans le Figaro.
Depuis quelques
semaines, « les affaires » se succèdent à une vitesse impressionnante. C’est toujours intéressant de remarquer le timing des « révélations ». En effet, les scandales ne tombent jamais pendant les
vacances mais toujours à l’approche des moments importants de la vie publique. Les hommes politiques attendent toujours les bons instants pour glisser les peaux de bananes. Cela se fait soit à la
veille d’un scrutin soit à la veille d’un texte important.