Pierre Tebaldini, Agir pour vous !

La ville de Clairoix est connue pour son usine de pneumatique « Continental ». La France entière a pu voir le désespoir des employés qui risquent fortement de perdre leur poste à la fin de l’année. Un désespoir qui a laissé place à une colère et à des actes de dégradation qui ont fait le tour du monde.

 

Il y a pour l’usine un repreneur potentiel, mais qui n’éprouverait pas d’inquiétudes en regardant la mentalité des salariés français. Tout le monde a intérêt à la reprise de l’activité par une entreprise donc croisons les doigts. L'espoir est-il né grâce aux syndicats qui sont allés chercher MAG ? Non. Et si cela se fait, ce sera grâce à la main tendue par Continental qui aimerait boucler rapidement le dossier.

 

Une autre usine était concernée par le plan social de l’entreprise Continental : Hanovre devait aussi fermer ses portes. Mais en négociant, sans violence, les syndicats ont réussi à obtenir un sursis d’un an minimum pour le site avec en contrepartie le licenciement de la moitié des effectifs. En gros, ils ont sauvé 50% des emplois menacés.

 

Encore une fois la violence n’a apporté aucun résultat. Nos syndicats pourront crier, hurler, au scandale parce que la direction de Continental a réussi à s’entendre avec les syndicats allemands mais entre nous, à choisir entre des gens qui ont été violents, et ceux qui n’ont pas dépassé la ligne jaune, vous préféreriez garder qui dans votre effectif ?

 

Alors ce qu’il faut maintenant, c’est que politiques et syndicats travaillent ensemble pour convaincre MAG de reprendre le site. Espérons que les syndicalistes seront un peu plus fins cette fois-ci pour sauver les emplois.

Mar 19 mai 2009 Aucun commentaire