Pierre Tebaldini, Agir pour vous !
Depuis
quelques années, les politiques s'en remettent à la méthode des quotas pour régler les problèmes de représentativités. Nous avons eu la place des femmes en politique, avec la fameuse loi sur la
parité (qui tout en suivant un objectif respectable entraine des situations étranges). On parle aussi d’une loi sur un pourcentage de femmes dans les conseils d’administration.
Côté école, il s’agit maintenant, afin de favoriser la mixité sociale, d’un quota de boursiers dans les grandes écoles. L’idée est aussi séduisante. Elle permettrait à certaines élites de côtoyer des personnes issues d’un milieu différent. Cela ne pourrait qu’être bénéfique mais d’un autre côté, nous, qui nous plaignons de la faible reconnaissance de nos écoles au niveau international, risquons de voir le niveau encore plus dévalorisé en refusant des personnes ayant un bon niveau pour favoriser des boursiers.
C’est bien gentil de demander la fin des sélections, "faire voler en éclat la sélection" comme on dit du côté de l’UNEF mais est-ce réaliste ? Et plus tard, faudra-t-il aussi interdire les sélections dans les entreprises ? Parfois l’excellence est tout de même une bonne chose.
Pour revenir au quota, si nous proposions un quota de jeunes dans les conseils municipaux, histoire de favoriser l’engagement civique ? Je pense que les hauts politiques n’y verraient aucun problème. Pour parachever cette proposition, nous pourrions ajouter un quota de jeunes candidats (- 35 ans) par parti aux élections nominales (comme pour les législatives ou pour les futures élections de conseillers territoriaux).
C’est curieux mais je suis persuadé que, si l’on propose un quota de jeune à l’Assemblée Nationale ou au Sénat, les parlementaires trouveront que les quotas ne sont pas une solution à tout.